Conception spirituelle et morale de l’Europe

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septembre 20, 2012 par Sororité Aryenne


par Julie Couronne

L' »Europe » en tant que concept historique s’est moralement et spirituellement bâtie sur deux religions orientales d’essence sémitique : le christianisme et l’islam. Car si en Europe, l’islam est de nos jours uniquement associé à l’immigration et aux descendants des travailleurs venus du Maghreb, du Proche-Orient ou de Turquie, il ne faut pas oublier que, de l’Espagne au VIIème siècle, aux Balkans conquis par les Ottomans à la fin du XIVème siècle et tout au long du XVème, un islam européen a existé et prospéré pendant des siècles. La seule Espagne a une histoire commune, avec l’Islam, qui a duré près de huit siècles — le fait est connu de tous et je ne vais pas m’étendre fastidieusement dessus — mais c’est loin d’être tout!

La présence de l’islam en Italie, par exemple, n’a pas commencé avec les flux migratoires des temps modernes. Elle date du Moyen-âge avec une présence de plusieurs siècles, en Sicile en particulier : en 827, les musulmans d’Afrique y débarquent pour l’occuper entièrement dès 903 : c’est l’émirat indépendant de Sicile (965–1091). Cette conquête s’achève à la fin du 11e siècle, quand les Arabes sont battus par les Normands, mais l’islam y est toujours bien visible, principalement à Palerme, capitale de l’île, où les musulmans se remarquent d’emblée dans de nombreuses boutiques et marchés du centre-ville : dans certains quartiers, les noms de rue sont même traduits en arabe. Selon l’islamologue Andrea Pacini, les immigrants d’appartenance musulmane en Sicile étaient 20 272 en 2003 sur une population et leur nombre a constamment augmenté depuis lors : quasiment la moitié d’entre eux sont d’origine tunisienne, l’autre moitié étant composée de Marocains, Albanais, Bangladais, Sénégalais et Algériens.

Et depuis plusieurs siècles, l’islam en Europe Orientale est une réalité : avec la conquête des Balkans, dès la fin du 14ème siècle et tout au long du 15ème, les Ottomans l’ont réintroduit. Dans les premiers temps de la conquête, à partir du XIVe siècle, on assista d’abord à l’installation de populations musulmanes initiée par les autorités ottomanes, surtout dans la partie orientale de la péninsule : c’est pourquoi il y a encore aujourd’hui un nombre assez important de turcophones en Roumanie, en Bulgarie et en Thrace ainsi qu’en Macédoine, jusqu’au cœur des Balkans. dans l’Ouest de la péninsule, c’est le phénomène de conversion qui prévalut. Certes, des populations turcophones sont venues également s’installer sur ces territoires mais elles se sont ensuite généralement fondues dans la population locale. Les musulmans y sont donc en majorité slavophones- essentiellement en Bosnie-Herzégovine- ou albanophones – en Albanie ainsi qu’au Kosovo et en Macédoine, où l’on trouve aussi des musulmans slavophones et turcophones. En Crète, au XIXe siècle, les musulmans grécophones représentaient 30 % de la population; menacés par les persécutions de la majorité chrétienne, ils ont émigré en Turquie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Cette islamisation s’est effectuée sur le long terme, rarement d’ailleurs juste après la conquête : hormis en Bosnie-Herzégovine, l’islamisation massive n’a souvent débuté qu’au XVIIe siècle et a parfois duré jusqu’à la fin de la période ottomane : au Kosovo, par exemple, ou en Albanie du nord où des catholiques albanais se convertissaient encore à l’islam jusqu’en 1912. C’est dans ces régions que le Reichsführer recruta les trois divisions musulmanes de la Waffen SS, et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne brillèrent pas par leur efficacité.

Dans le monde antique, la notion d' »Europe » était uniquement géographique : les Anciens Grecs l’ont confondue d’abord avec leur territoire continental, puis élargie à la dimension des régions conquises ou découvertes : dans la bouche d’Aristote, « européen » était un terme méprisant, permettant de montrer la supériorité culturelle des Grecs sur ces « barbares ». Et quand Alexandre Le Grand crée son immense Empire avec l’idée de faire naître une vaste communauté à partir de l’héllénisme, l' »Europe » n’a aucune place dans ce dessein. Plus tard les Romains rassembleront un monde au centre duquel se place la Méditerranée mais qui s’étend également sur les continents asiatique et africain. L’Empire Romain d’Occident, après la division voulue en 293 par Dioclétien et entérinée à la mort de Théodose en 395, comprenait le Maghreb mais seulement une infime part de la Germanie, et rien de la Scandinavie. Les premières tentatives d' »Europe » politique sont chrétiennes : Charlemagne en 800, puis Othon le Grand en 962. Le premier aimait d’ailleurs à se faire appeler Pater Europae (« père de l’Europe ») ou encore Europa vel regnum Caroli (l’Europe, ou le royaume de Charles) : certainement est-ce dans une très chrétienne volonté d’humiliation qu’il a affublé notre continent d’un nom d’origine sémitique.

Le christianisme s’est donc plaqué sur notre continent comme un psoriasis, et l’islam comme la pemphigoïde bulleuse. Ce n’est pas le christianisme qui a civilisé les Celtes d’Hibérie, de Gaule et de Belgique, mais l’héllénisme venu avec les légions romaines. Les chrétiens sont des abrutis qui, parvenus au pouvoir après 312 ans de clandestinité, ont détruit la culture païenne pendant deux siècles pour en passer dix à la redécouvrir via la scolastique. En 529 après J.-C., l’empereur chrétien Justinien fait interdire l’enseignement de la philosophie païenne à Athènes, et les philosophes grecs vont se réfugier en Syrie et au Liban, où certaines œuvres philosophiques seront traduites en arabe par des traducteurs travaillant pour les premiers califes Abbassides. Mais en 642, la Grande Bibliothèque d’Alexandrie est incendiée par le général musulman ’Amr Ibn al-’As, obéissant au calife ’Umar qui considérait que si les livres étaient en accord avec le Coran ils étaient superflus, et que s’ils contredisaient le Coran, ils étaient pernicieux. Il faudra attendre la renaissance du XIIème siècle pour que le reste de la philosophie héllénistique – une partie seulement ayant été conservée dans les monastères occidentaux – soit redécouverte grâce aux Croisades:  Aristote notamment, par l’arabe musulman Averroès (1126-1198) et le juif Maïmonide (1138-1204), sera adapté par Thomas d’Aquin à la doctrine officielle de l’Église catholique romaine. Combien de siècles perdus inutilement ? Et où est l’utilité de la Bible ou du Coran pour les peuples aryens ?

Opposer le christianisme à l’islam est donc tout aussi vain que de prétendre soigner la varicelle par la rougeole. Depuis quelques temps des militants se prétendant « nationalistes » se convertissent à l’islam, ou à tout le moins en assurent une vigoureuse propagande, par antisionisme paroxystique : c’est à peu près aussi pertinent que de s’inoculer le virus de la rage pour combattre le sida. La logique simpliste du « les ennemis de nos ennemis sont nos amis » a été utilisée dans les années 80 par les Américains qui ont voulu se servir de l’islam pour contrer le communisme au Proche-Orient, on en voit le résultat aujourd’hui ; et on se demande ce qui aurait été le pire, du mal traité ou du remède choisi. Après la destruction de 10 000 manuscrits runiques en écorces de bouleau, contenant les traditions et les annales de la civilisation celtique, par des moines irlandais au VIIème siècle, devrons-nous voir nos monuments historiques démolis comme les Bouddhas de Bâmiyân en 2001, et peut-être bientôt les pyramides d’Egypte ?

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Nombre de peuples européens et indo-européens sont dit protohistoriques, c’est-à-dire qu’ils sont censés ne pas avoir connu l’écriture. Or ceci est partiellement inexact dans la mesure où il ne s’agit pas toujours d’une carence, mais d’un choix: nombre de ces races avaient en effet opté pour la tradition orale. Ainsi seuls les membres de la caste sacerdotale, qui en ces temps-là faisait également office de scientifiques et de magistrats, détenaient le bagage culturel de la nation. Les Gaulois avaient une écriture mais ne s’en servaient qu’à des fins pratiques, comptabilité ou titres de propriété: le savoir détenu par les druides restait intégralement oral. La Rome Antique ne vit ses lois gravées sur douze tablettes —  et donc accessibles à tous — qu’à partir de 450 av-JC : auparavant, la science juridique n’était connue que des seuls Pontifes, ces membres des collèges sacerdotaux de la religion romaine. A la même époque le philosophe grec Socrate expliquait son refus de laisser des traces écrites de son enseignement : l’écrit communique un savoir figé, et son support matériel demeure extérieur à celui qui le reçoit, alors que la parole transmet un savoir vivant que l’auditeur intériorise et donc actualise tout naturellement au fur et à mesure que change son environnement socio-culturel.

Ce paradigme se perpétua durant le Moyen-Âge chrétien où les croyants ne connaissaient de la Bible que ce que les ministres du culte lui en lisaient — preuve supplémentaire que le catholicisme s’est largement nourri de celtisme et d’héllénisme. Car les peuples européens n’ont pas de racines autres que païennes , et certainement pas chrétiennes ou musulmanes : ces monothéismes sont, dans leur histoire, des maladies infantiles qu’il convient d’achever de guérir. La conception de douleur, notamment, est de ce fait devenue récurrente dans la culture judéo-chrétienne de nos sociétés occidentales, ce qui explique la facilité avec laquelle la « repentance imposée » à la race blanche empoisonne le psychisme de nos peuples. La lettre apostolique « Salvifici Doloris » écrite par Jean-Paul II parle d’une souffrance sauvant l’homme en le rapprochant de la passion du Christ, Ce qui est à rapprocher de ce qu’écrivit Simone Weil : »L’extrême grandeur du christianisme vient de ce qu’il ne cherche pas un remède surnaturel contre la souffrance, mais un usage surnaturel de la souffrance » : mêmes origines spirituelles, mêmes buts d’asservissement psychique.

Chaque fois que quelqu’un m’annonce son intention de brûler un Coran, je ne manque donc pas de lui suggérer d’y adjoindre une Bible, dans laquelle est incluse la très hébraïque Torah. Notre civilisation Blanche s’est bâtie non pas grâce mais en dépit de ces superstitions « révélées »; si religion nous devons avoir maintenant, c’est l’écologie raciale : « La Race, c’est-à-dire ces racines conscientes, inconscientes, individuelles et collectives qui font essentiellement ce que nous sommes et qui tracent potentiellement notre route, constitue la réalité centrale de l’adaptation écologique. Croître au milieu des dangers (de l’intérieur comme de l’extérieur) telle est la loi de toute évolution passée et présente, tel sera aussi notre destin futur. Le combat pour la re-naissance des patrimoines raciaux est continuel. Et comme facteur de régénération, nous préconisons sans relâche l’étude de l’écologie raciale, à l’instar de ce que Goethe disait de la vie naturelle : « La plus importante des conditions qu’on doit exiger » Dr Jacques Baugé-Prévost, Ecologie Raciale (préface à l’édition 1987 de « Les peuples blanc survivront-ils? »)  Et pour cela, il faut avant tout réconcilier la femme européenne avec Eros : le système nerveux du fœtus au dernier trimestre de la grossesse étant suffisamment développé pour recueillir des impressions sensorielles, et celles-ci déterminant dès avant sa naissance une partie de l’orientation psychique de l’enfant à naître, les femmes Blanches fières de leur Race – donc de leur corps* – feront des Blancs fiers d’y appartenir.  *pas seulement bien sûr, mais indispensablement quand-même !

3 réflexions sur “Conception spirituelle et morale de l’Europe

  1. valdorf44 dit :

    —Plus tard les Romains rassembleront un monde au –cEntre–duquel se place la Méditerranée mais qui s’étend également sur les continents asiatique et africain.—-
    Pardon, je me permets de te signaler cette faute de frappe ô Julie…(cOntre)

    Je tiens aussi à te remercier pour ce texte roboratif…

    Est-ce un hasard si les divinités féminines jouaient à Sparte un rôle plus important qu’ ailleurs puisque sur 50 temples mentionnés par Pausanias, 34 sont consacrés à des déesses ?
    Le combat métapolitique que Vous insufflez puise son airain antique dans la poitrine d’ Athéna son souffle aux lèvres d’ Hélène…
    Nulle doute que la désinfection raciale de l’ aire Européenne n’ advienne…

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