La supercherie de la reconstruction de la France par les immigrés

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septembre 20, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

 

Sans mésestimer l’apport de la main d’oeuvre coloniale à l’entreprise de reconstruction de la France après la Seconde Guerre Mondiale, affirmer qu’elle a joué un rôle prépondérant à cette occasion est aisément démenti par les chiffres.

 

Si au lendemain de cette guerre l’immigration à fins professionnelles est indéniable, qu’elle soit exclusivement – et même principalement! – coloniale ne l’est pas du tout! En 1946, elle compte 26% d’Italiens , 24% de Polonais, 17% d’Espagnols, 9% de Belges, 3% d’Algériens et 1% de Portugais ; en 1954, 29% d’Italiens, 16% d’Espagnols, 15% de Polonais, 12% d’Algériens 6% de Belges et toujours 1% de Portugais! ¹

 

Les historiens de l’économie française s’accordant pour estimer que c’est en 1950-51 que la France a fini par se relever des destructions de guerre, il est plaisant de relever le nombre de coloniaux en France en 1951 : 150.000 Algériens et une dizaine de milliers de Marocains et de Tunisiens , soit moins de 1% de la population active totale ; ce n’est certainement pas une si faible proportion qui a “reconstruit la France” comme on se plaît à nous le seriner _ d’autant mieux qu’en 1953 , 115.000 des 220.000 Algériens présents en France sont au chômage alors que les statistiques officielles² enregistrent 179.000 demandes d’emploi non satisfaites.

 

Un autre larmoiement typiquement sémite consiste à affirmer que les coloniaux occupaient dans l’industrie les tâches les plus rebutantes, dangereuses et moins bien rémunérées, en un mot ce que les Français ne voulaient plus faire. Or si les premières affirmations sont vraies, la dernière ne l’est pas : cette situation était tout simplement due au fait qu’en 1952 , 71% des Nord-Africains travaillant en métropole étaient manoeuvres, 24% O.S. et seulement 5% ouvriers qualifiés! De surcroît, ils ne constituaient qu’environ 1/5 de cet humble prolétariat, le reste étant composé d’abord de Français, ensuite d’Italiens, de Belges, d’Espagnols, de Polonais… au début de 1950 par exemple, Renault-Billancourt , premier employeur d’Algériens, occupe 19.000 manoeuvres dont seulement 3.200 sont Nord-Africains, soit moins de 17% … les 4/5 des plus modestes ouvriers d’alors ne viennent donc pas d’Afrique mais des régions de France et des pays d’Europe; voit-on pour autant les descendants, réels ou supposés, de ces Italiens, Belges, Espagnols, Polonais et Portugais entretenir , sur le mode de la “repentance”, l’existence d’une créance morale de la société française et de l’Etat français en leur faveur ?

 

Tout aussi récurrente, la baliverne comme quoi la France à partir des années soixante était demandeuse de main d’oeuvre immigrée ne résiste pas à un bref examen historique : après l’indépendance de l’Algérie, les dirigeants du FLN s’inscrivent dans la continuité politique de l’administration coloniale qu’ils viennent de mettre bas en n’admettant pas que les frontières françaises se ferment à leurs compatriotes, déchus de ce fait de la nationalité française et relevant désormais du régime commun aux travailleurs étrangers. En effet , lorsque le 10 Avril 1964 Paris décidera de limiter à 12.000 le nombre de travailleurs algériens autorisés annuellement, Alger se démènera et implorera jusqu’à rétablissement de l’exception algérienne; et lors des discussions bilatérales de Mars-Avril 1966 , Abdelaziz Bouteflika, alors ministre algérien des Affaires Etrangères, réclamera l’entrée en France d’un contingent annuel de 50.000 ouvriers … de 1967 à 1975³ : c’est que quatre ans après l’indépendance tant vantée, il y avait trois millions et demi de chômeurs en Algérie! Ce sont donc bien des Algériens qui furent quémandeurs d’emplois et non la France solliciteuse de bras!

 

Car exception algérienne il y avait: ceux qu’on appela alors les Français musulmans d’Algérie étaient citoyens de plein droit depuis l’ordonnance du 7 Mars 1944 ; et les premiers foyers se nommaient SONACOTRAL (Société Nationale de Construction de Logements Pour les Travailleurs Algériens en Métropole). On peut donc dire que la principale contribution de cette « reconstruction de la France par les immigrés » consiste en ces barres HLM qui défigurent nos banlieues et dans lesquelles leurs descendants grouillent, prolifèrent, trafiquent et coranisent à qui mieux-mieux.

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¹  J.Dupâquier , Histoire de la Population Française de 1914 à nos jours , PUF 1995, p.463

² Vincent Viet , La France immigrée. Construction d’une politique 1914-1997 , Fayard , p.181

³ Charles-Robert Ageron , De Gaulle en son siècle , communication reproduite dans Vers la paix en Algérie, ouvrage collectif sous la directionde Maurice Vaïsse, Bruylant, 2003, p.498

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3 réflexions sur “La supercherie de la reconstruction de la France par les immigrés

  1. En 1991 j’ai fait une retraite à Sainte Madeleine du Barroux. À l’époque, on voyait les affiches de Jean-Marie Le Pen, et on voyait affiché:

    3 millions d’immigrés
    3 millions de chômeurs

    C’est vrai que pour des immigrés ou les issus d’immigration en certains endroits il y a d’obstacles culturels et en d’autres endroits des obstacles en termes de l’économie en général pour les immigrés à trouver du travail. C’est aussi vrai qu’ils avaient, eux-mêmes ou leurs parents ou grand-parents, parfois la liberté de ne pas venir en France. Certains ont la liberté de retourner. Ce n’est donc pas notre responsabilité absolue à enlever les « préjugés » c’est à dire les préférences culturelles incompatibles entre employeur et chercheur d’emploi, ou, à son avis, entre déjà employés et chercheur d’emploi.

    Bon, il y en a parmi les immigrés qui n’aiment point la France, mais juste la République, qui n’aiment pas la Chrétienté, juste à la limite les déclarations des Principes de 1789; si ce n’est pas qu’ils ne les aiment même pas mais en veulent juste profiter.

    Un peu comme je n’aime pas trop l’endroit pour les sans-abris où j’ai déjeuné ce matin, mais j’aime par contre le café et le muffin que j’y viens de manger. Il y a quelques ans, j’avais des hospitalités par des jeunes que je trouvais aimables et à qui j’ai laissé mes sites. Peut-être ils ont tous détesté la lecture et pour ça les hospitalités libres (en dehors des locaux spécialement pour les sans-abris) se sont dégradées. Ou peut-être c’est plutôt dans ces locaux pour les sans-abris que j’ai eu des lecteurs malveillants qui ont contribué à dégrader les hospitalités que je viens de qualifier de libres.

    Certains, alors, des hospitalités libres, ont été par des Musulmans. D’où mon désir de, tout en ne pas voulant prôner l’immigration de davantage d’entre eux, à moins de prôner en même temps l’immigration de l’Est au moins comme contrepoids, ne pas contribuer à inutilement incommoder les Musulmans, par exemple avec les flicages voulus contre le voile. Interdire les nouveaux minarets ou tout court nouvelles mosquées permanentes, ça me parait davantage stratégique et moins fliquant dans les vies des particuliers.

    Bon, les deux manières sont ceux-ci:

    interdire l’immigration non contrôlée par des flicages;
    rendre la République moins appétissant comme lieux qui, à défaut d’être aimé est au moins profitable.

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