L’anomo-tyrannie

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septembre 20, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Si l’anarchisme suppose une société sans hiérarchie necéssaire car chacun y aurait intériorisé l’auto-discipline indispensable à la vie en communauté, l’anomisme (du grec ἀνομία / anomía, du préfixe –a– « absence de » et νόμος / nómos « loi, ordre, structure ») désigne une société caractérisée par une désintégration des normes règlant la conduite des hommes et assurant l’ordre social, et entraînant chez les individus l’isolation ou même la prédation plutôt que la coopération.  Le recul des valeurs conduisant à la destruction et à la diminution de cet ordre social, les sociétés occidentales présentent actuellement une situation « anomo-tyrannique », par leur refus de réprimer les varis criminels (anomisme) tout en réprimant simultanément les citoyens innocents (tyrannie).

Dans ces sociétés occidentales en proie au vertige de la décadence, tout est subverti et inversé: c’est l’Etat lui même qui affiche, par exemple à travers son industrie culturelle, des formes de complaisance pour le crime, les déviances de toutes sortes, les pseudo-rebelles abonnés aux prébendes du Système, les « artistes » commettant à grands frais l’attentat à la beauté, les cinéastes glorifiant le sexe honteux, les pitres médiatiques parés du titre d »hommes politiques » _ en cela c’est l’anomie qui prévaut. Mais simultanément, le même Etat étend toujours plus son emprise sur la vie privée des citoyens, sur leur pensée, multiplie les contrôles bureaucratiques, les interdictions envahissent la vie quotidienne, la « bienpensance » antiraciste et universaliste érigée en dogme fabrique du conformisme  et musèle législativement toute opposition véritable – et en cela c’est la tyrannie qui s’impose. Ce n’est plus le manque de lois et de règles qui ne garantit plus la régulation sociale, mais leur surabondance: l’insécurité devient un élément de contrôle social,   les délinquants de droit commun étant utilisés pour maintenir soumis les honnêtes citoyens.

L’anomo-tyrannie repose sur un renversement des valeurs qui juge la « valeur sociale » des actes illégaux plutôt que la gravité des faits pour les victimes effectives. Ainsi, la hiérarchie est inversée entre les biens et les personnes : qui défend son domicile contre un agresseur nocturne et le tue malencontreusement sera plus lourdement condamné qu’un violeur; qui critique publiquement l’islam sera poursuivi devant les tribunaux par le procureur, bras séculier d’une justice prétendument laïque, pour provocation publique à la discrimination religieuse; et ainsi de suite.

L’anomo-tyrannie repose en outre sur l’idée qu’il n’y a pas, d’une part une majorité pacifique, et d’autre part une minorité criminelle. Un des fondements en est la suspicion permanente des honnêtes gens et l’interdiction de stigmatiser les criminels effectifs, c’est-à-dire les gens qui emploient la violence dans le quotidien pour parvenir à leurs fins, sous peine de tomber sous le coup de quelque loi « anti-discrimination ». Ainsi, la délinquance immigrée serait la faute des autochtones, non plus victimes des méfaits desdits immigrés, mais coupables de ne pas les avoir assez bien accueillis. Tout citoyen européen Blanc est donc suspecté de xénophobie « par défaut », ainsi que le confirme en France la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 stipulant qu’en cas d’accusation d’un Français de souche par un chromatoderme, la charge de la preuve repose sur l’accusé qui doit prouver qu’il n’a pas discriminé.

Peut également être considéré comme élément de tyrannie un accroissement abusif de la fiscalité, en ce sens que des impôts de plus en plus lourds restreignent la liberté du citoyen honnête en diminuant le pourcentage de revenus qu’il peut dépenser à sa guise, et en augmentant celui qui lui est soustrait pour financer les délires des « idéologues » antiracistes et le terrorisme intellectuel pseudo-éthique: cette bien-pensance antiraciste, tentacule du mondialisme disséminée dans de nombreux domaines de la société à travers les grands médias traditionnels, chez les « intellectuels » en vogue, les politiques de premiers plans et de toutes tendances –  et bien sûr par le puissant lobby des associations antiracistes. Tout ce monde milite pour l’instauration durable et incontestable d’un antiracisme officiel, à sens unique, car financé par le contribuable français, qui autoproclame son idéologie « morale officielle » avant de la dresser en politique publique obligataire.

La durabilité de cet état de fait repose sur deux moyens principaux:

– Le premier, c’est de relativiser la gravité du crime violent: des termes comme « justice sociale », « violence sociale », « insécurité sociale », quotidiennement utilisés par les médias,  tendent à affaiblir ces termes en les globalisant: après tout, si c’est « social », c’est un peu la faute de tout le monde _ donc de personne. Le même principe était utilisé autrefois contre les femmes violées, qui se trouvaient souvent implicitement accusées d’avoir provoqué leur violeur et de victimes devenaient ainsi presque coupables, mais il s’applique maintenant à la majorité Blanche et travailleuse de chaque pays occidental.

– Le second, c’est de jeter la suspicion permanente sur les honnêtes gens. Le message sous-jacent, c’est : « N’ayez pas peur des délinquants dont les nuisances ne sont que l’expression d’un mal-être, mais de votre voisin de palier qui par son égoïsme de nanti la provoque« . Les immigrés musulmans, par exemple, sont présentés comme étant dans leur immense majorité respectueux de valeurs familiales, mais les Européens de souche comme pédophiles présomptifs; plus une personne semblera calme et équilibrée, plus elle sera suspectée de refouler d’inavouables pulsions, alors que l’extraverti jusqu’à la grossièreté sera tenu comme « s’assumant »; et ainsi de suite…

Le terme anomisme étant aussi utilisé pour désigner des groupes à l’intérieur d’une société souffrant du chaos dû à l’absence de règles communément admises implicitement ou explicitement de bonne conduite ou, pire, dû au règne de règles promouvant perte ou l’effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques…) il est de bon ton de rappeler que la France compte, à l’heure où j’écris ces ligens, 751 Zones Urbaines Sensibles (soit 4,4 millions d’habitants) soigneusement protégées de toute critique par l’arsenal juridique antiraciste et antidiscriminatoire mis en place depuis 1939* par les pouvoirs publics français: si existe une pléthore de lois protégeant l’affect des « minorités visibles », il n’y en a aucune interdisant d’insulter la France… c’est que sont deux types de morale, chacune correspondant à des exigences foncièrement différentes: la morale immanente et la morale transcendentale.

La première est une morale civique, immanente en cela qu’elle est le minimum biologique comportemental permettant la bonne vie en société pour un peuple ou une race donné. Elle a été, depuis l’Antiquité hellénistique, richement agrémentée par notre civilisation policée, pour devenir esthétique de vie, sens de l’honneur, raffinement des moeurs, mais fut toujours justifiée par la seule nécessité des hygiènes sociale et mentale auxquelles il fallait se conformer parce qu’ayant un effet globalement positif, et suffisamment reconnu comme tel, par le groupe humain qui l’avait créée.

La morale transcendentale en revanche est censée émaner d’une autorité supra-humaine – peu importe qu’il s’agisse d’un quelconque dieu, d’une classe sociale ou de la nature qui serait elle-même intrinsèquement bonne; cette autorité ayant  pour fins la bonté humaine et disposant pour y parvenir de règles préétablies, immuables et surtout indifférentes à la réalité. Ce système caractéristique des monothéismes s’est sécularisé au XX° siècle pour devenir un procédé de domination des populations occidentales, « l’éthique » des Droits de l’Homme réunissant post-marxistes et capitalistes spéculatifs apatrides pour définir une nouvelle notion du Bien absolu et incontestable sous la forme de la démocratie libérale et, pour reprendre l’expression de Roger Garaudy, du « monothéisme de marché ». Dans cette optique, toute idéologie critiquant ou s’opposant à cette vision des choses devient le Mal absolu, le mala in se, ses représentants pouvant alors être déshumanisés et réifiés: inimicus devient hostis car jugé, non d’après ce qu’il a commis, mais d’après les intentions qu’il y a mises!

Voila pourquoi, dans nos sociétés consuméristes, le militant nationaliste est condamné plus durement que le voleur. L’écart important entre les théories idéologiques et valeurs communément enseignées, et la pratique dans la vie quotidienne (l’immigration voulue comme un enrichissement et par conséquent non considérée comme un facteur aggravant de délinquance, par exemple) ainsi que la relativisation des moyens culturels à travers la pluralisation, ont abouti aux insécurités du comportement et de l’orientation, à l’individualisation et à la désintégration sociale, le tout sous l’égide de ceux censés garantir la stabilité et la pérennité de la Nation.

* décret-loi du 21 avril 1939 prévoyant des poursuites « lorsque la diffamation ou l’injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, aura eu pour but d’exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants », promulguée par Paul Marchandeau, alors Garde des Sceaux.

10 réflexions sur “L’anomo-tyrannie

  1. J’avais abordé la question de la responsabilité des mass-médias dans le processus d’inversion des valeurs à l’oeuvre depuis la défaite de 1945 dans mon texte https://aryansisterhood.wordpress.com/2012/11/15/pour-la-resurgence-dune-figure-paragdimatique-lheroine/ sous la forme de ce paragraphe :

    Jusqu’au sens de la notion de héros qui a été perverti de la façon la plus lamentable qui soit, utilisée qu’elle est de nos jours pour décrire des individus – de préférence chromatodermes – vêtus comme des clowns de cirque aux couleurs des sponsors qui les financent, souvent incapables de parler correctement la langue du pays qu’ils « représentent » et seulement aptes à placer un ballon dans un panier ou un filet. Pis encore, quelquefois c’est un taré congénital qui est présenté comme nouveau « héros » comme dans le film « Le huitième jour », ou un dégénéré biologique comme dans « Les nuits fauves » de Cyril Collard, ou la figure du truand dans ce qu’il a de plus crapuleux dès les premiers romans d’Albert Simonin en 1953.

    Un film que je voudrais ajouter à ce triste florilège, c’est « Le Parrain » sorti en 1972, dont le personnage central, criminel notoire mais vieillissant, est présenté comme une sorte de héros uniquement parce que ses successeurs sont pires que lui! Ainsi, dans une situation allant en se dégradant sans cesse, en se référant à la période immédiatement précédente notre lamentable époque en héroïse les protagonistes, aussi dégénérés et malfaisants qu’ils aient pu être, sous le simple prétexte que les nouveaux le sont encore plus!

    Des exemples? Qui se fait cambrioler trouve les voleurs « sympas » de l’avoir seulement dévalisé sans avoir en prime dévasté l’appartement, qui se fait voler sa voiture remercie les voleurs de l’avoir simplement « empruntée » sans l’avoir entièrement saccagée, et celle qui s’est fait voler son sac est pleine de gratitude si le voleur a la bonté de mettre ses papiers d’identité dans une boîte aux lettres en se satisfaisant du contenu du porte-monnaie. Et, en parallèle, on est tout étonné lorsque quelqu’un ramène intact un portefeuille ou un objet précieux perdu ou égaré par son propriétaire… voilà où nous ont conduit cinquante ans de perversion culturelle : à trouver acceptable l’anormal, et étrange le normal…

    • valdorf44 dit :

      -Ad majorem mulierum gloriam-, ne répond plus !!!
      Enkulés de youtrerie !!!
      L’ anomo-tyrannie toucanesque dans toute sa veulerie…
      Un tel joyau ne peut, ne doit pas disparaître…

      • Les mêmes textes sont ici, seul fait défaut le tableau de présentation qui était effectivement bien commode. Il faudrait faire la même chose ici en pied de page, peut-être…

  2. A reblogué ceci sur L'horreur islamiqueet a ajouté:
    Article très important à lire et méditer, il permet de comprendre ce qui arrive et ce qui va arriver dans la suite, comme disent les anciennes apocalypses

  3. A reblogué ceci sur Sororité Aryenne and commented:

    Le mot « tolérance » est emprunté au latin tolerantia (« endurance, patience, résignation »), lui-même issu de tolerare (« supporter ») : rien d’étonnant que dans nos prétendues démocraties libérales dont elle est le principal mot d’ordre, elle se transforme en tyrannie et, loin d’assurer le ‘vivre-ensemble’, le métamorphose en mutuelles coercitions. Explications et développement :

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