L’arme de la dérision

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septembre 20, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Il est incontestable que le discours politique actuel, tant celui des professionnels de la politique que celui des éditorialistes de la grande presse nationale et locale, est devenu aussi univoque qu’unilatéral. C’est dans ce contexte général de normalisation et d’assagissement rhétorique du discours politique qu’il convient de brandir l’arme de la dérision et, non seulement d’en user de façon la plus conflictuelle possible, mais de faire bon usage de cette soigneusement entretenue conflictualité.

Conscient de notre singularité, faisons-en d’abord un argument de distinction. Ne nous contentons pas de renouer avec les pratiques pamphlétaires de l’extrême-droite des années 1930 et de ses ancêtres de l’antisémitisme ou de l’antiparlementarisme, mais rompons, par exemple, avec toute pudibonderie dans le domaine sexuel – redevenant ainsi des Celtes archétypiques. Usons sans mesure de l’arme des faibles et des contestataires, celle du bouffon du roi, du contre-pouvoir, de Gavroche : à côté de la critique et de l’agression verbale pures, disqualifions l’ennemi par le ridicule! Déligitimons-le dans son rôle et son statut, par exemple en citant Jules Ferry, égérie d’une gauche post-soixanthuitarde devenue néoconservatrice, qui a dit « le devoir des peuples civilisés est de mettre dans leurs rapports avec les peuples barbares la plus grande longanimité, celle d’une race supérieure qui ne conquiert pas pour son plaisir » alors que Léopold de Saussure, disciple de l’absurdement stigmatisé Gustave Le Bon, dans son ouvrage «Psychologie de la colonisation française », écrivait : »la nature de l’homme n’étant nullement identique dans l’espace et dans le temps, les sociétés humaines ne sont en aucune façon réductibles les unes aux autres » . Suremployons les « sic » pour souligner les solécismes et barbarismes de nos opposants, jouons sur le fait que la frontière entre injures et mots d’esprit ou jeux de mots est, légalement, extrêmement ténue et mobile, et que l’« effet injure » ou l’« effet dérision » dépendent largement du contexte, de l’intention que l’on peut prêter ou non à l’auteur, de la réaction de la personne-cible, de l’attitude des auditeurs, pour éviter toute poursuite judiciaire. Refusons la disqualification de fait du discours pamphlétaire et de sa charge de dérision par l’usage qu’en firent des Louis-Ferdinand Céline, Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau, et rajoutons-y le pouvoir de l’image par l’arme nouvelle – et accessible à tous! – du photomontage. Et subvertissons, pervertissons, la parole et la pensée de l’ennemi :

Sortons la verve satirique, la raillerie, les jeux de mots, les caricatures et les pastiches des ghettos convenus du « Canard Enchaîné » ou des « Guignols de l’info » et réapproprions-nous les … au nom de la démocratie participative!

Et comme qui dit « démocratie » dit « élections », lorsqu’au cours d’un de celles-ci ne se retrouvent plus en lice que les « partis » traditionnels, abstention!  Seule l’abstention est claire, politique et politiquement claire. Elle ne se prête à aucune équivoque,  consistant à dédaigner ces élections en y obviant par des érections abstentionnistes, et en organisant des bed-in où s’adonner à de furieuses copulations protestataires en clamant entre chaque orgasme « Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet fasciste et populaire de la France métissée, antiraciste, néolibérale, antisociale et atlantiste !  »

Car Max Weber* l’a démontré, le capitalisme anglo-saxon est entièrement basé sur le calvinisme, dans lequel la réussite économique, le profit, sont des dons de Dieu et le « self-made-man » un élu ; mais le gnosticisme fait partie des racines occultes du socialisme! Ces quelques constatations rendent évidentes à quel point le religieux, sous une forme ou sous une autre, mais toujours sous une forme déguisée, occupe toujours et même plus que jamais une place centrale et prépondérante dans le gouvernement du monde : nous ne vivons pas dans un monde athée, et même simplement laïc, car sinon pourquoi, d’Obama à Sarközy, après toute élection, tout la coterie politicardesque va-t-elle présenter ses hommages, une fois élue, au pape, le Grand Subrécargue du cheptel humain pour ce qui fut, ne l’oublions jamais, la première doctrine universaliste de l’histoire de l’humanité.

De François Léotard, ancien séminariste, à Angela Merkel, fille de pasteur et membre de l’Union Chrétienne-Démocrate, de Manuel Valls, commandeur de l’Ouissam Alaouite au président de la la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi élevé, par les jésuites, les dessous nauséabonds francs-maçonniques de la République suintent le talith, la soutane, et même la djellabah depuis l’émergence des banques islamiques. Et que le dirigeant de la BCE soit d’obédience jésuitique en dit long sur le fond ecclésial de l’actuelle ploutocratie : la religion des droits de l’homme n’est que le prolongement du credo proto-mondialiste judéo-chrétien-islamique, ce cancer qui ronge l’Europe depuis deux millénaires. Les jésuites et les frères musulmans ont juste troqué la robe des grand-prêtres syriaques pour le costume cravate : camarades, chaque fois que vous brûlez un Coran, joignez-y une Bible!

La zucchetto papale, la kippah hébraïque et la calotte mahométane ne sont que les trois dénominations, et les trois aspects différents d’un seule et même principe : l’obscurantisme monothéiste, la pensée unique, et sous leurs formes sécularisées le marché unique, la planète transformée en un gigantesque souk où les peuples sont éparpillés et fragmentés en individus esseulés dont le seul destin est de marchander, tout et tout le temps, entre deux communions de « musique » négrométissée dans ces nouvelles synagogues ou « mosquéglises » que sont les boîtes de nuit .

Dans l’ancienne Babylone, lorsque Innana aux cuisses de cèdre appelait un amant, un cri  violent sortait de ses cuisses! Dans la mythologie japonaise pré-bouddhique, la déesse Ame No Uzume entame devant la grotte où s’est retirée la déesse-Soleil Amaterasu om kami une danse sauvage dans laquelle elle dénude sa poitrine, baissant la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe, remuant les hanches de manière suggestive, dansant  jusqu’à ce que de son entrejambe jaillisse un rire si clair qu’aussitôt les autres dieux et de déesses éclatent de rire : étonnée Amaterasu sort de sa retraite et le monde est à nouveau illuminé. Dans la mythologie gréco-romaine, Déméter, la grande déesse-mère, et Baubô, la petite déesse des rires dont les yeux se trouvent à la pointe des seins et à qui la vulve tient lieu de bouche, font toutes deux avec leurs grandes et petites lèvres un concours de mimiques, de murmures, de rires et de cris qui fait éclater de rire tout l’Olympe : ces rires parviennent jusqu’aux Enfers où Hadès, lui aussi tordu de rire, consent à libérer Perséphone la moitié de l’année. C’est toujours grâce aux Femmes que la Terre est sauvée et que le soleil revient, et si un jour le soleil aryen doit à nouveau briller sur notre terre d’Europe, ce sera grâce à notre verve satirique et à notre dextérité vulvaire.

Soyons le passé, soyons le futur, mais pas le présent : ne soyons jamais où on nous croit et toujours là où on ne nous attend point : refusons l’ascétisme sexuel et pratiquons l’ascése consumériste, car c’est en étouffant la machine marchande que nous la détruirons. Refusons la partouze du flouze, pratiquons le zapping du shopping, mais nationalisons la copulation et faisons de chacune de nos couches un multiplex du sexe!

Les abstentions futures à laquelle appelle la Sororité Aryenne sont donc des actes hautement civiques, car ainsi que l’a dit le Maréchal dans sa « Lettre aux Français » du 4 Avril 1943 : « Croyez-vous que les méthodes et les hommes qui ont conduit le pays au désastre pourraient lui rendre sa grandeur? » Dans ce contexte, le peuple de France peut et doit confirmer son rejet franc et massif de ce dualisme factice droite/gauche en méprisant cette parodie démocratique ! Oui, l’abstention des fascistes, des racistes et des nationalistes comptera ! Elle le doit !

Ensemble, tous ensemble, préparons le crépuscule des dieux Yahvé et Mammon, le ragnarök de l’étoile, de la croix et du croissant, la nuit aux flambeaux où, nus et en érection comme combattaient nos glorieux ancêtres Celtes, vous porterez votre Gynarque et ses Dianiques aux investitures suprêmes de l’Europe et de la Race, afin que le lendemain matin ne se lève que sous l’égide de la roue solaire aryenne!

* L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme (1904)

4 réflexions sur “L’arme de la dérision

  1. Albers dit :

    Bon article qui clarifie les choses.!! En ce qui concerne les elections, je proposerais le
    vote blanc pour ceux et celles qui sont inscrit(e)s sur les listes electorales
    Moi-même j’ai été radié après un déménagement et je ne suis pas ré-inscrit.!!
    Oh Chères Soeurs Aryennes, continuons le combat !!
    A.Albers

  2. A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:

  3. Joann Devotie dit :

    Tres belle article, bien illustre, avec des commentaire pertinant et simple. Merci🙂

  4. Reid Augenstein dit :

    Salut et merci pour les infos, tres instructif.

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