Traites négrières : la vérité sur l’esclavage des Noirs

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septembre 20, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

L’esclavage des Noirs fut essentiellement l’oeuvre de l’Empire arabe puis de l’Empire ottoman, formations politiques qui dominaient militairement, culturellement et économiquement la région du monde par lesquelles s’effectuaient la traite négrière (traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire, de la mer Rouge) et les principaux marchés aux esclaves (grandes villes d’Afrique du nord et de la péninsule arabique, puis de Turquie) . Elle a été la plus longue et la plus régulière des trois traites, ce qui explique qu’elle ait globalement été la plus importante en termes de nombre d’individus asservis : 17 millions de Noirs réduits en esclavage par les musulmans sur une période allant du VIIe siècle à 1920.

Le point de vue musulman sur les Noirs est sans équivoque et ne varie guère au fil des siècles : le médecin irakien Ibn Butlan (1001-1066) écrit dans son « Guide de l’esclavage » à propos des femmes noires « Elles ont instinctivement le sens du rythme et de la danse, ce qui compense la grossièreté de leur langage. Elles supportent les travaux les plus durs mais on ne peut trouver aucun plaisir avec elles à cause de l’odeur de leurs aisselles et de la rudesse de leur corps »; Iyad al-Sabti (1083-1149) que les Noirs « sont de tous les hommes les plus corrompus et les plus adonnés à la procréation (…) leur vie est comme celle des bêtes. Ils ne prêtent attention à rien des affaires de ce monde, si ce n’est au manger et aux femmes. En dehors de cela, rien ne mérite leur attention » et l’historien et philosophe berbère Ibn Khaldoun (1332-1406) que « les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal » et que « plus au Sud, il n’y a plus de civilisation digne d’intérêt. On n’y trouve que les hommes les plus proches des bêtes que d’un être intelligent. Ces gens-là vivent dans les lieux sauvages et les grottes; ils mangent de l’herbe, des graines crues. Quelquesfois, ils se mangent entre eux. On ne peut les compter au nombre des humains »; l’écrivain égyptien Al-Abshili (1338-1446) quant à lui demande « Y’a t-il rien de plus vil que les esclaves noirs, de moins bon et de plus mauvais? « 


Marché aux esclaves musulman – miniature d’al-Wâsiti sur le manuscrit des Maqâmât

Les mahométans castraient la plupart des jeunes mâles noirs, destinés à la garde de leurs harems, ce qui ne fut pas le cas de la traite atlantique, la seule actuellement médiatisée. Ce commerce d’Africains au profit d’autres Africains d’un côté, et d’Européens (Espagnols, Portugais, puis Anglais, Français, Néerlandais, Danois et ensuite Brésiliens et Cubains) de l’autre, totalisa 11 millions de personnes, dont l’essentiel à partir de la fin du 17ème siècle. La traite intracontinentale des Noirs africains remonte au moins au XIe siècle, et la traite européenne ne fut pas une innovation en Afrique, mais une évolution d’un système préexistant. Les Blancs n’étaient tolérés que sur le littoral pour entrer en contact avec des intermédiaires noirs qui réalisaient ainsi d’énormes bénéfices.Eux-même avaient acheté ces esclaves, sur des marchés se tenant dans les grandes villes africaines, à d’autres Noirs qui les avaient enlevé dans l’arrière-pays. Si malgré la sélection rigoureuse opérée lors de cette première transaction, il se trouvait que certains esclaves ne trouvent pas preneurs auprès de l’acheteur européen, les infortunés étaient alors massacrés par leurs frères de race dès que le vaisseau des acheteurs quittait la côte.

En échange les Européens introduisirent en Afrique des aliments venus des Amériques tels le maïs, les haricots, le manioc et la patate douce. La traite épongeait donc les excédents d’une population en croissance du fait de cette révolution alimentaire, car jusqu’alors en guise de légumes les Africains ne connaissaient guère que le mil et des cucurbitacées de faible valeur nutritive. Les quatre grands états côtiers que furent l’Oyo, l’Ashanti, le Bénin et le Dahomey durent leur fortune à la traite car leur développement fut corrélé au commerce des esclaves, et son abolition les ruina! Bien avant 1850, le nombre de captifs restant en Afrique occidentale était plus élevé que le nombre de captifs exportés par les traites occidentales : 14 millions de personnes, dont une partie est ensuite revendue par des Noirs eux-même à des Européens ou des Arabes.

Le commerce des esclaves en Afrique a toujours existé, comme dans toutes les autres parties du monde avant l’avènement du christianisme; il faisait partie des activités commerciales traditionnelles, les personnels et réseaux demeurèrent identiques et la seule nouveauté fut le raccordement avec les circuits déjà existants – ceux instaurés par les Noirs eux-même, pusi ceux rajoutés par les musulmans. Ce n’est qu’avec l’arrivée de missionnaires de la Church Missionary Society, des Pères du Saint-Esprit et des Pères Blancs que le combat contre l’esclavage commença, et encore leurs efforts fussent-ils demeurés vains sans les interventions armées permises par l’implantation coloniale de la France, de la Grande-Bretagne, du Portugal, de l’Allemagne et de la Belgique.

Les Africains ont donc de tous temps pratiqué l’esclavage et le font encore. L’abolition de la traite négrière , puis celle de l’esclavage, ont été décrétées en Occident, appliquées dans le monde colonial sous domination ou influence blanche avant d’être exportées en Afrique Noire et en Orient. Ainsi le pape Pie VII écrivait-il à Louis XVIII en 1814 : “La religion désapprouve et maudit ce commerce ignoble par lequel les Africains sont exportés et vendus comme s’ils n’étaient pas des hommes mais tout simplement des animaux.” L’abolition de l’esclavage a été proclamée une première fois en France pendant la Révolution, à l’initiative de l’abbé Henri Grégoire le 4 février 1794, le deuxième décret d’abolition de l’esclavage signé le 27 avril 1848 par Lamartine, toujours en France!*

Il est également à noter que pendant que le catholicisme romain dénonçait et réprouvait l’esclavage, de grands familles juives et protestantes s’enrichissaient en le pratiquant intensément et qu’au même moment, la Méditerranée connaissait l’apogée d’une autre sorte d’esclavage : celle des chrétiens asservis en Afrique du Nord et au Levant. Plus d’un million d’Européens furent asservis en Afrique du Nord entre 1530 et 1780. Vers 1675, les esclaves chrétiens formaient le quart de la population d’Alger ; si une minorité était rachetée par leur famille ou par l’Eglise, une autre partie était vendue comme domestique, et la majorité allait aux galères et au « bagne » : le sort de ces derniers était terrible , soumis à des travaux extrêmement durs (carrières de sel, construction, coupe du bois )  ils ne survivaient que fort misérablement .  A quand des monuments commémoratifs comme celui de Nantes² en plein centre d’Alger, Tunis et Tripoli ?

* Entre 1861 et 1865, 110 070 soldats et officiers Nordistes, essentiellement Blancs , trouvèrent la mort pendant ou après la Guerre de Sécession pour mettre fin à l’esclavage des Noirs

² D’un coût de 7.900.000 €uros ( source )

9 réflexions sur “Traites négrières : la vérité sur l’esclavage des Noirs

  1. Il est difficile pour une majorité d’arabes et africains d’admettre la vérité et la réalité quand ça ne va pas dans leur sens. Pour ceux qui réclament des photos de la période esclavagiste, ils devront se contenter de tableaux et gravures d’époques seuls témoignages car l’appareil photo n’existait pas.

  2. valdorf44 dit :

    La littérature arabe, dès les VIIIè et IXè siècles, associe la peau noire à des caractères négatifs de la personne, comme une mauvaise odeur, une physionomie répulsive, une sexualité débridée, des aspects de sauvagerie ou de débilité. La mise en esclavage des noirs relevait de la normalité au même titre que l’utilisation des animaux de bats. Ils étaient utilisés comme travailleurs de la terre ou des mines, soldats, eunuques, ou ghilman (pages). Les femmes, plus nombreuses, étaient employées comme concubines ou servantes. Un texte du XIè siècle distingue les Nubiennes, qui allient « grâce, aisance et délicatesse », les Éthiopiennes, gracieuses mais fragiles, les Zenj (qui sont laides et ont mauvais caractère) et les Zaghawa qui sont encore pires .

  3. Abdelaziz DJABALI dit :

    -Publiez nous des photos réelles vivantes,

    -pas des tableaux peints, pour accuser les Musulmans !

  4. ... dit :

    Pourquoi tant d’amalgame dans votre article ? Je n’ai pas lu tout l’article, seulement les dix-vingt premières lignes…
    Je suis en quête de vérité sur la traite négrière et je ne pense pas que c’est sur votre site que je la trouverai…

    • Pourquoi tant d’amalgame dans votre article ?

      suivi de

      Je n’ai pas lu tout l’article, seulement les dix-vingt premières lignes

      indique irréfutablement un esprit logique et assidu… tu seras bien mieux servi ailleurs, indubitablement!

  5. A reblogué ceci sur Sororité Aryenne and commented:

  6. kwanzaamillenium dit :

    Issus d’un peuple qui a beaucoup souffert
    Nous sommes issus d’un peuple qui ne veut plus souffrir
    Mais QUI nous a déporté, QUI nous a humilié et QUI nous a libéré? telle est la question nécessaire à l’éviction de tout amalgame diabolique

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