Le questionnement du choix des élites au sein de la Nation

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septembre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Leyla de Aragón

Pour choisir les élites chargées de gouverner la Nation, les démocraties ont institué le principe de la « méritocratie » : une série d’écoles, d’examens et de concours est censée sélectionner les « meilleurs » dans la masse de la population astreinte dès sa prime jeunesse à ingurgiter une foule de connaissances qui seront inutiles à la plupart.  Ce ne sont donc pas les plus intelligents, ni les plus élevés moralement, mais les plus opiniâtres qui arrivent au bout de ce parcours du combattant. La seule caractéristique qui fait toute la différence  entre eux et ceux qu’ils vont être chargés de diriger est un degré d’ambition personnelle paroxysmique. Or chacun sait que ceux qu’on appelle les « ambitieux » sont des déséquilibrés mentaux qui ont constamment besoin de se réaffirmer – ce qui prouve une grande faiblesse morale intérieure – et surtout ne se soucient absolument pas des peuples dont ils ont la charge (hormis naturellement en période électorale) .Tout le système sélectif démocratique est vicié par ce que déplorait le fondateur du nationalisme italien,  l’écrivain Enrico Corradini,  qui écrivait « On a fait de l’école un lieu d’instruction alors qu’elle était ou aurait dû être un lieu d’éducation« .

C’est que ce « principe de méritocratie » est une délire issu du rêve égalitaire franc-maçon en ce sens qu’il est censé donner « l’égalité des chances » à chaque citoyen dans une course imposée à la meilleure place dans la société. Or ce n’est pas parce que quelqu’un veut diriger un organisme qu’il est apte à le faire – comme ce n’est pas parce qu’on se cultive qu’on devient intelligent : c’est tout le contraire. De même que c’est parce qu’on est intelligent qu’on se cultive, et non l’inverse, on est apte à diriger parce qu’on n’est né ainsi, et non pas parce qu’on a fait des études. Ce n’est pas une quelconque formation intellectuelle et culturelle qui fait une élite, mais l’élite qui fait que cette formation intellectuelle et culturelle existe et qu’elle doit lui être réservée.

Cette formation intellectuelle et culturelle est indispensable pour les futurs dirigeants  d’une Nation, et ne doit en aucun cas se transformer en outil de sélection appliqué à la multitude, qui n’a pas à la recevoir. Ainsi que l’écrivait Saint-Thomas d’Aquin  « Finis est prior in intentione sed est posterior in executione » – Summa Theologiae I-II, 20 :  «  le but est premier dans l’ordre de l’intention, mais il est dernier dans l’ordre de l’exécution« . La sélection doit se faire d’abord et la formation intervenir après. Et cette sélection doit prendre en compte, non seulement les dispositions intellectuelles, mais les caractéristiques morales dont cette fameuse « ambition » doit être bannie! Au contraire, on recherchera celle du détachement, et principalement celle du détachement dans l’action, qualité morale aryenne s’il en est. Certes la pugnacité est vertu louable, mais si elle n’est pas tempérée par une certaine élévation spirituelle, elle dégènère en stérile obstination. Et l’élévation spirituelle ne s’acquiert pas, ne s’apprend pas, elle est innée ou n’est pas. L’autorité authentique se caractérise par  une manière d’agir directement sur les subordonnés non par la coercition ou leur approbation préalable,  mais par sa simple présence : commander ne se mérite ni ne s’achète.

Dans le système démocratique,  l’exercice de la puissance est un compromis collectif entre un individu qui la recherche, et la multitude en quête d’une personne à laquelle elle puisse conférer le prestige de cette puissance :  la masse se caractérise par son renoncement à l’exercice de la puissance, et ses chefs par leur appétit de pouvoir qui n’est qu’une hypertrophie du thymos – donc un déséquilibre psychique. Dans une société fasciste et raciste, les élites seront débarrassées des fourches caudines électorales qui abaissent les dirigeants au niveau des dirigés, car le but des élections étant l’approbation générale, cela oblige le soi-disant « supérieur » à se mettre au niveau des subalternes. Il devient quémandeur auprès de l’inférieur car il a un intérêt personnel à  maintenir ces relations hiérarchiques en vertu desquelles il peut apparaître de manière visible comme  dirigeant. Cela est une inversion de ce qui doit être : ce n’est pas le plus élevé qui doit avoir besoin du moins élevé, mais l’inverse.  C’est  la demande d’autorité venant des basses classes qui est la véritable base de toute hiérarchie fasciste. Et c’est le supérieur, fort d’un prestige naturel, d’une autorité innée et d’une calme puissance spirituelle que le démocrate le mieux élu ne pourra jamais posséder, qui répond à cette demande uniquement parce qu’il la considère comme un devoir social,  comme un devoir envers la Race, et non par ambition personnelle.  Et c’est la multitude qui doit lui en être reconnaissante,  non l’inverse.  Ainsi renaîtra la seule véritable noblesse digne de ce titre : la noblesse de Race.

 

Une réflexion sur “Le questionnement du choix des élites au sein de la Nation

  1. A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:

    Sous l’Ancien Régime, la possession et la richesse ne s’acquiéraient point par un travail humiliant et répétitif, mais étaient concédées en fonction de la valeur humaine, de la stature psychique et de la noblesse d’âme de celui à qui elles échoyaient. Il y avait un rapport entre personnalité et richesse, entre fonction sociale et propriété, qui ne devait rien à un quelconque « mérite » dans le sens besogneux que ce mot a pris aujourd’hui. La puissance et la richesse étaient associées car la richesse se fondait sur la puissance, et non comme maintenant ou c’est la puissance qui se base sur la richesse, ce qui permet par le biais du « jeu démocratique » – une campagne électorale coûtant d’autant plus cher que le suffrage est universel, donc concerne un grand nombre de personnes – à un maraîcher enrichi, à un analphabète ayant gagné au loto ou à un truand d’influer sur la politique d’une cité, d’une région, voire d’un pays tout entier.

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