Mise au point sur la notion de « vaginocratie »

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septembre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Un projet politique et culturel repose nécessairement sur un certain nombre de choix éthiques exprimant, à l’aide de références choisies et voulues pour cohérentes, les aspirations, idéaux et culture de leurs promotrices. Or de toutes ces références, de ces mots-repères qui s’opposent, s’arc-boutent et parfois se supplantent au gré des combats d’idées, il en est une, pas la plus usitée ni la plus intelligible, mais qui mérite qu’on s’y arrête : celle de’“vaginocratie” qui poursuit, urbi et orbi, une carrière idéologique par nous lancée. Le terme est suffisamment vague pour qu’on ne le puisse admettre sans examen, car c’est un terme provoquant, au contenu ambigu et dont l’usage ne va pas de soi. Sa signifiance sociopolitique présente contraste plaisamment avec l’abus que l’on en peut faire dans certains milieux passéistes. C’est pourquoi tout débat sur la notion de vaginocratie doit commencer par une clarification sémantique. Ce faisant, on ne saurait certes échapper aux déterminismes intellectuels de l’espace francophone, mais si le mot est d’introduction récente en français il n’en est pas moins stipendié depuis 1986 :  » Curieux, qu’en dépit de cette violence impliquée dans la nature même de la femme, la vaginocratie soit si peu dénoncée ! » (Jérôme PEIGNOT, Puzzle, Éditeur L’Âge d’Homme)

aab Il convient donc de s’attacher à donner des points de références culturels relatifs à l’origine de cette notion, car le “style vaginocratique”, quelles que soient les homologies que peuvent présenter sur ce point différentes civilisations, ne se laisse définir que dans un milieu culturel déterminé, en connexité avec une situation historique donnée. Tiré du latin vagina signifiant « gaine, fourreau où est enfermée l’épée » et plus généralement « gaine, étui » , la toison du vagin féminin se présente comme un angle ouvert vers le haut. Les deux barres du V s’éloignent l’une de l’autre pour agrandir l’espace intérieur de façon géométrique : de ce fait, ce V symbolise un contenant, celui du germe à partir duquel se développera la continuité de la Race.

Dans le monde celtique, la coupe emplie de bière ou d’hydromel qu’une jeune fille tendait au candidat-roi était un symbole de souveraineté. Le Saint Graal fut le continuateur de cette coupe de souveraineté, et s’est de nos jours sécularisé sous la forme du cunnilingus, où l’homme boit symboliquement la cyprine de la jouissance de la femme qu’il a provoquée avec sa langue, car le symbolisme de la coupe revêt deux autres aspects essentiels reliés entre eux : celui du vase d’abondance (la procréation, résultat de l’acte sexuel) et celui du vase contenant le breuvage d’immortalité (le plaisir sexuel, indéfiniment renouvelable)

Le vagin peut donc également être associé à la coupe, ce symbole cosmique qu’est l’oeuf du monde coupé en deux moitiés, c’est-à-dire en deux coupes opposées : l’une, celle du Ciel, est l’image du dôme – on notera la ressemblance entre le gland du pénis masculin érigé – et l’autre, celle de la Terre, l’image de la coupe réceptrice. C’est pourquoi la coupe est parfois associée au croissant lunaire ou à la barque, en tant que réceptacle des énergies célestes ici représentées par la semence masculine fusant dans le vagin de son amante.

En temps que coupe d’abondance, elle peut-être aussi comparée au sein maternel produisant le lait. Récipient cultuel par excellence, servant au dépôt d’offrandes et aux libations des sacrifices, la coupe permet aussi de recueillir les liquides les plus précieux : le soma des dieux hindous, l’ambroisie des dieux de l’Olympe, le sang du Christ dans le calice eucharistique ou Graal – cette coupe qui contient le sang, principe de vie, est l’homologue du coeur, et par conséquent, du centre : en Egypte, le hiéroglyphe du coeur a la forme d’un vase – ou encore l’eau du dieu grec Hermès, enclose dans le Vase de l’Art à partir de laquelle les alchimistes composent la pierre philosophale. Cette transmutation des vils métaux en or s’apparente à la transmutation du sperme en enfant, pérennisateur de la Race, et le sang dans le Graal aux menstrues.

Mais le fourreau contient aussi l’épée, arme sacrée et mystique, symbole de l’honneur et de la distinction. Mais humainement, celle-ci ne s’érige qu’en présence du Vagin : sans lui, elle n’est rien que quelques centimètres de membre mou et recroquevillé. C’est d’ailleurs le V qui a été choisi pour désigné la Victoire dans la main des combattants, alors que le majeur dressé n’est que signe de vaine bravade.

Il est donc important de s’interroger sur le sens que peut avoir demain, dans le monde qui succèdera à la Chrétienté Occidentale pourrissante, le terme de vaginocratie : nouvel avatar de la tradition indo-européenne – puisqu’une tradition ne s’efface jamais tout à fait pour peu qu’elle soit transmise, mais à la condition de ne pas se laisser figer et scléroser dans la dogmatique du traditionnalisme « intégral et universel » d’un René Guénon, d’un Ānanda Kentish Kumānasvāmī – elle représente la seule et unique chance de restauration des “valeurs héritées”. Les conflits de peuples, de classes, de doctrines – tout cela se recoupant, de toutes façons – se révèlent toujours, en dernière analyse, n’être que luttes destinées à établir une aristocratie destinée à servir de modèle social et devant tôt ou tard conformer à son image les groupes dirigés, ses tributaires. Les grands systèmes « égalitaires » ou « universalistes » n’échappent pas à ce schéma : prophètes, leaders politiques ou syndicaux, messies entourés d’apôtres, il y a toujours un groupe meneur, projeté dans le temps. La supériorité spatiale des anciennes élites se trouve bousculée par leur supériorité temporelle : or qui, hormis nous, présente aujourd’hui un projet aryen à la fois traditionnel et futuriste? La réponse est claire : personne. Et la raison tout autant : seule à être dotée du pouvoir de reproduction, la Femme est de ce fait psychiquement programmée pour se projeter dans l’avenir. L’homme est le bâtisseur temporel, elle est l’architecte spirituelle.

Pour une vaginocrate, la finalité de l’humanité ne se trouve pas dans un au-delà inaccessible, mais dans la difficile réalisation d’un idéal humain tenu pour supérieur : un tel idéal est par nature soumis à l’usure du temps, et c’est pour cela que nous nous proclamons Matérialistes, non dans le sens couramment admis de « consumériste », mais comme persuadées que les deux pôles de la réalité tangible sont la Matière et le Mouvement ; et c’est dans cette optique que l’héroïne peut, et doit, se hausser jusqu’à la surnature que sa tradition raciale lui fait un devoir d’atteindre. De tout ce qui précède nous pouvons maintenant dégager deux points essentiels concernant le concept de vaginocratie :

– La vaginocratie en temps que domination sociale, culturelle, et symbolique, exercée par les femmes sur les hommes, révèle – que cela se traduise ou non en institutions politiques – la puissance de séduction de ce qu’il y a de meilleur dans la Race : en ce sens, la reconnaissance d’une vaginoocratie est intimement liée à la conscience du bien commun. Considérée non comme une caste mais comme un principe de vie, la vaginocratie échappe à la définition sommaire plus ou moins psychiatrisée que certains auteurs contemporains frappés de calvitie précoce veulent lui appliquer.

– La vaginocrate n’est donc pas seulement celle qui dit les valeurs, les décrit, les représente et les explique, mais encore celle qui les incarne par sa grâce, son charme et sa beauté : le style, l’allure sont aussi des caractéristiques du rang social, puisque dans les anciens royaumes du monde indo-européen l’opposition des castes ou des classes était avant tout celle des caractères, la prestance ne découlant pas des activités de l’intellect mais de la puissance de la vie psychique. L’acte vaginocratique par excellence est donc celui qui étend au sein du peuple le pouvoir du Bien, tel que le définit la tradition, dans son vocabulaire et dans ses mythes, dont voici un des nouveaux symboles :

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9 réflexions sur “Mise au point sur la notion de « vaginocratie »

  1. Snapdragon dit :

    Une femme peu se montrer aussi stupide et méchante qu un homme donc votre théorie tombe à l eau . Plouf .
    Seul un conseil fait des hommes et femmes les plus éclairés peut diriger en toute sagesse .
    J ai conscience du pouvoir de manipulation des femmes et je ne me fait pas rouler par elles !
    Mon esprit contrôle mes pulsions et seul la logique opère .
    La logique est maître de tout .

  2. Sarah Prieux dit :

    A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:

  3. A reblogué ceci sur Leyla de Aragónet a ajouté:

  4. Chloé T. dit :

    Le vagin a une symbolique puissante. C’est un réceptacle sans fond, et c’est la source de toute chose. C’est une divinité insatiable et généreuse.

    Vous en faites une présentation admirable. Le vagin, canalisateur et guide de la puissance créatrice masculine : d’une oeuvre unique (un ovule) il sait orienter favorablement l’action désordonnée d’une multitude d’agents du masculin (les milliers de spermatozoïdes envoyés). De la même façon, la domination de femmes faites pour cela peut guider bien des hommes au delà de la passion-pulsion vers la construction d’un monde pur et beau, où l’esthétique et le bien sont les critères du beau.

  5. moktarbenjano dit :

    En quelques mots pourquoi je suis favorable à un retour de la méritocratie matriarcale et pourquoi les mâles ont tout a y gagner :
    – Parce que le vrai mâle ( je ne parle donc pas de la caste des commerçants , mais des guerriers , des paysans et des artisans , ceux-ci étant des avatars interchangeables du même profil qui concentrent les spécificités du principe mâle ) est celui qui a su juguler ses peurs par la connaissance . Il ne craint ni Dieu ( comme les sémites ) ni Maitre , n’a plus peur de rien et donc à fortiori pas de confier les rênes de sa race à sa composante féminine .
    – Parce que les nations démocratiques sont régulièrement dirigés par des nains frustrés ( physiques et conceptuels ) et jaloux , accédant au pouvoir par les manœuvres et les compromissions politiques , l’industrie laborieuse de toute leur vie tendue à exorciser leur petitesse , et dont bien peu sont capables comme Napoléon de dépasser leur complexe de nains pour utiliser les compétences des élites mâles qui les entourent .
    – Parce que la femme qui de toute éternité fut la Vestale gardienne du foyer et par extension celle de « la Flamme » , est infiniment plus indiquée pour piloter et gérer les destinées d’un peuple à la seule condition qu’elle ne fasse pas l’erreur de s’attaquer aux guerriers de sa race et qu’elles sachent utiliser leurs compétences guerrières pour la défendre sans prétendre les rivaliser .
    – Parce que le monde tel qu’il est , s’il a réussi à survivre à tous les aléas des âges farouches , c’est surement parce qu’il a été bien plus longtemps matriarcal que patriarcal ( notion issue de la peur du vagin développée par les peuplades sémites et dogmatisée après leur récupération triomphante de l’Écriture ) , et qu’il l’est encore d’ailleurs , de façon plus ou moins discrète , partout dans le monde .
    – Parce qu’il suffira de contrôler les prétentions des plus extrémistes des matriarches homosexuelles qui risqueraient d’amener à l’extinction de la race par leur haine du mâle et de son symbole phallique du pouvoir ( le pendant de la haine-fascination de la femme des sémites , haine qui prend sa source dans la peur du vagin ) , pour avoir un système viable .

  6. blh dit :

    Où le fourreau recherche son épée, à moins que ce ne soit l’inverse, quelques mots sur ces tentations :

    La douce mort

    Les yeux s’ouvrent et s’affolent devant un tel miroir
    Où le diamant scintille sur ce charmant terroir.
    Le poignet audacieux, avec habilité
    Suggère évidemment de lâcher le cordon
    Pour enfin libérer de leur charmante prison,
    Deux seins ronds et fermes, chefs-d’œuvre de beauté.

    Et le pouce et l’index savamment repliés
    Dénouent gracieusement cet éternel cache
    Où l’on devine dessous, avant qu’il se détache,
    Le centre du plaisir, les amours suppliés.

    Ô, lèvres pulpeuses et douces, vite sous la toison
    Ouvrez le bouton d’or en pleine pâmoison.
    Ô, langue fine et ardente, goûtez à volonté
    Le suc étourdissant de votre bien-aimée.

    Fouillez au plus profond le rose vaginal,
    Tournez et tournez-la dans ce troublant chenal.
    Puis lâchez votre prise, chair tendre et vivace,
    Pour apaiser l’orgasme en cette fête tenace.

    Remontez tout là haut, œuvrez sur les vallons
    Où deux pics ardents qu’on appelle tétons
    Sont si durs et pleurants que la main s’y attache
    Et frôle, et caresse, en jouant à cache-cache.

    Puis, enfin, calmement, en s’armant de douceur,
    Le corps bien allongé sur le corps enflammé,
    Ô, mâle dignité, redoublant de vigueur,
    Forcez le destin de cette féminité.

    Ô, phallus bienfaiteur, sans que vous hésitiez,
    Allez et venez, et souvent recommencez
    Cette action enivrante, explosion des entrailles
    Petite mort savante, appel des semailles.

    Les yeux se ferment et pleurent devant un tel miroir
    Et le diamant toujours, scintille avec espoir.

    blh, un soir d’été, regardant maman canne et sa progéniture s’épanouir au fil de l’eau.

    Je ne sais si l’on peut placer quelque illustration ?

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