Psychologie comportementale du fascisme

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septembre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

 

Stimulus, qui en latin signifie aiguillon, désigne tout ce qui peut produire une excitation dans l’économie des êtres organisés – donc des personnes tant physiques que morales. La psychologie comportementale fait du stimulus l’un des éléments servant à définir tout comportement, l’autre étant la réponse que donne l’organisme (par le moyen de muscles et de glandes notamment). Au siècle dernier, le béhaviorisme prétendit établir des lois objectives entre stimuli et réponses, et de prévoir les réponses d’un sujet à des stimuli donnés, sans tenir compte des différences psychiques et raciales desdits sujets : comme toute doctrine universaliste, il était dans l’erreur. En effet, un stimulus dépend de la signification que lui confère le sujet, et celle-ci n’a rien d’objectif : la douleur, même légère, d’une gifle donnée par son amante à un boxeur, peut être ressentie beaucoup plus douloureusement que les coups violents reçus au cours d’un combat sur le ring, car elle comporte une dimension psychologique subjective.

Les stimuli peuvent être aversifs ou appétitifs, selon qu’ils représentent une punition ou la privation d’une récompense. Exemple : en jouant avec vous, un chaton vous mord. Vous avez dès lors deux façons de le corriger : le taper (stimulus aversif : tu mords => tu reçois une tape) ou vous retirer du jeu (stimulus appétitif : tu te conduis mal => je me retire du jeu, te privant de ce plaisir).

La même chose existe dans la nature : un chat qui s’approche d’un oiseau sans se dissimuler correctement voit sa proie s’envoler (privation de récompense) ; le même chat qui empiète sur le territoire d’un congénère se fait rosser par lui (punition). Et les deux grands modes de gouvernement actuellement reconnus, la dictature et la démocratie, répondent à l’emploi et à l’application massive de ces stimulis à l’échelles de tout un peuple .

La dictature s’appuie principalement sur le stimulus aversif : un ordre social donné est appliqué à une nation, et toute personne qui le transgresse, même légèrement, est sévèrement punie.  Mais ceux qui l’observent scrupuleusement n’en reçoivent pas de récompense notable. Cela a une double conséquence : la multitude se satisfait de cet état de stabilité sécurisant, qui en revanche horripile les quelques esprits vifs et alertes de la population. Ces derniers, au lieu de mettre leur énergie et leur intelligence au service de la nation, vont les employer à secouer le joug pesant de cet immobilisme par diverses activités subversives.  Le pouvoir en place va donc procéder à leur élimination, et en quelques décennies on aboutit à des sociétés intellectuellement figées qui ne progressent plus guère.

La démocratie repose quant à elle plutôt sur le stimulus appétitif : l’individu y est constamment sollicité par une pléthore de récompenses sous la forme de distinctions honorifiques, de situations sociales prestigieuses et de biens dits « de consommation », qui font qu’il va employer toute son énergie et son intelligence à les acquérir, participant de ce fait à la prospérité de la société. En revanche le déviant y est rarement puni de façon coercitive, mais plutôt par une sorte de « mort sociale » : on l’isole, on ne lui parle plus (mes amis « révisionnistes » et « négationnistes » doivent très bien voir de quoi je parle !). Mais comme, bien entendu, il ne peut y avoir que de rares élus pour beaucoup d’appelés, cette façon de gouverner finit par entraîner une exaspération perpétuelle, faite de frustration et d’impuissance mêlée, chez la multitude. Les gouvernants vont alors ajouter à leur cuisine un nouvel ingrédient, l’instabilité sociale, qui fait que plus aucune place, aussi élevée dans l’échelle sociale qu’elle soit, n’est plus sûre : ils croient ainsi rassurer les masses, en leur montrant que nul n’est à l’abri d’une chute et que donc il y aura toujours quelque haute place à saisir. Mais cette incessante inconstance, ces éternelles remises en question qu’on leur impose, exacerbent l’angoisse de la majorité de la population, qui quand elle s’est suffisamment gavée d’anxiolytiques finit par suivre le premier gourou venu disposant de quelque charisme, et par ses soubresauts arrive parfois à renverser le scintillant édifice démocratique.

Nous le voyons, le subjectivisme que le behaviorisme nivellateur avait cru évincer reprend ses droits en ce qui concerne les couches sociales (et bien entendu il en est de même pour les races et les peuples) . Une société fasciste prendra donc en compte l’inégalité naturelle des hommes pour tirer le meilleur de chacun en fonction de son psychisme. Elle empruntera à la dictature punitive pour les castes périphériques, et à la démocratie rétributive pour les castes centrales. Elle donnera l’instabilité stimulante et créative aux unes, et la stabilité rassurante et productive aux autres, par une savamment équilibrée disparité des droits et devoirs de chacun. Car de même que les différentes parties d’un corps humain ne répondent pas toutes de façon similaire à un même stimulus, les différentes composantes d’un corps social doivent recevoir un stimulus approprié pour qu’elles aient envie de donner le meilleur d’elle-même. Le Devoir doit se confondre avec l’Eros pour que les obligations sociales deviennent intérieures et non extérieures, spontanées et non imposées. C’est pourquoi il est absolument indispensable, une fois de plus je le répète, que la caste dirigeante soit exclusivement féminine, pour que les gouvernés y retrouvent la figure de la Mère : dans la famille — qui est la cellule de base de toute société sainement constituée — la mère impulse un sens, une direction à suivre, et les autres suivent non parce qu’ils y sont forcés, mais parce qu’ils ont envie de faire plaisir à l’épouse/mère, alors que l’autorité paternelle est de type dictatorial.

 La différence entre le fascisme, qui conjugue donc Ordre et Amour, et la dictature, qui brime souvent sans autre but que de se conserver elle-même, est la même qu’entre autorité maternelle et autorité paternelle : la première a pour objectif l’équilibre et le bonheur de la famille, et est donc de nature immanente, alors que la seconde applique sur la famille un but, ou une condition, de façon arbitraire et égoïste, et peut donc se percevoir comme une forme de transcendance. La plupart des conflits familiaux découlent de cette deuxième situation : une « vérité » imposée à la famille par le père, comme les « révélations » des prophètes hébraïques et plus tard le rationalisme du « siècle des lumières » le furent aux peuples européens.

Le fascisme est par essence érotique, car basé sur la plaisir que prennent les citoyens d’un Etat fasciste à participer à l’aventure du destin de leur peuple. La consensualité ( du latin consensus : unanimité et consentire : ressentir ensemble ) qui est typiquement féminine ( d’ailleurs dans « consensuel » il y a « sensuel ») a tendance à générer une dynamique collective, et procède donc de la perspective fasciste (réunion des énergies vives) et nationaliste (ressenti collectif) : c’est l’anima jungien qui parle. L’animus tend au contraire à s’éparpiller sous prétexte de « créativité », improvise, échappe aux « entraves » de la mémorisation, conduisant de ce fait à l’abandon d’anciennes représentations : déracinement et hyperactivité, stérile concurrence, gaspillage de temps et perte d’énergie. Cela ne fait jamais que satisfaire les vanités (du latin vanitas: vide, futilité, frivolité ) mâles au détriment de la communauté : le monde moderne dans toute sa splendeur — ou toute son horreur. Voici des millénaires que ça dure, il est plus que temps que le pouvoir ne soit plus qu’exclusivement féminin.

Car l’examen des faits sociaux naturels d’une race historique et l’analyse de l’histoire politique d’une nation conduisent à en dégager un certain nombre de vérités propres à un peuple et à lui seul : sa « constante humaine », pour reprendre le mot de Maurras, nous est enseignée par son histoire. Il s’agit donc bien là aussi d’une affaire d’immanence et non de transcendance : n’est-il pas logique que seules les femmes soient en mesure de déterminer les lois historiques régissant la race qu’elles enfantent? Un fascisme vaginocratique n’est donc pas, comme le prétendent nos nombreux détracteurs, une société d’oppression de l’homme par la femme, mais une communauté érotique où les brouillonnes énergies masculine seront canalisées et maîtrisées par la féminité, comme une main de femme contrôle et dirige le faisceau de sperme jaillissant du pénis qu’elle caresse, et use à sa guise du produit qu’elle a su extraire.

3 réflexions sur “Psychologie comportementale du fascisme

  1. A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:


    « (…) ce grand Léviathan qu’on appelle chose publique, ou Etat, et qui n’est rien d’autre qu’un homme artificiel, quoique d’une taille beaucoup plus élevée et d’une force beaucoup plus grande que l’homme naturel, pour la protection et la défense duquel il a été imaginé. En lui la souveraineté est une âme artificielle, puisqu’elle donne la vie et le mouvement au corps tout entier… la récompense et le châtiment sont ses nerfs«  – Thomas HOBBES, Léviathan (1651)

  2. moktarbenjano dit :

    Pas Frigid la Birgid !

    Ou est-ce plutôt Sarah qui s’exprime là , fantasmatique mix de la froide Birgid des fjords de la Baltique avec le redoutable peps et les senteurs musquées de la fille des oasis ?

    Peu m’importe : surtout si elle est à l’avant garde d’une race de femmes qui aura compris que la puissance des hommes , et pas seulement des mâles lambda , ne demande qu’à s’éclater en gerbes vivifiantes sur l’autel de la femme libérée des superstitions religieuses .

    Encore faut-il pour cela bien sûr ne pas avoir peur de la puissance de la Femme .

    Traité depuis toujours d’affreux macho par les génisses asexuées , me voilà féministe depuis que j’ai découvert l’improbable existence de cerveaux féminins brillants et libres montés sur des entre-fessons sexy croquant les sublimes plaisirs de la chair sans complexe ni honte .

    Cette honte issue de deux millénaires de domination des religions du désert des races sémites .

  3. Sarah Prieux dit :

    A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:

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