Synopsis des convergences entre anarchisme, nationalisme et fascisme

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septembre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Julie Couronne

L’anarchisme implique t-il l’adhésion aux principes fondamentaux de la démocratie électorale? Certes pas, puisque doctrinairement, un anarchiste ne peut se revendiquer de la démocratie directe , pour la simple et bonne raison que ce système électif permet le « diktat » de la majorité sur la minorité, ce qui s’oppose de aux principes de l’anarchisme : en effet, si une proposition est passée par un vote direct de type référendaire, elle s’impose dés lors à la minorité dans cette communauté, et ce quel que soit d’ailleurs le quorum envisagé. Ainsi même la nécessité d’un accord aux trois quarts impose à un quart de la population une décision qu’elle désapprouve. Il n’y a là pas de représentants pour imposer quoi que ce soit mais le poids de la majorité subsiste.

Un véritable système anarchiste pur ne se peut fonder que sur la règle du consensus, et Brigid a prouvé que le consensus fait partie de l’essence même du fascisme : il faut un accord global du groupe social sur le plus petit dénominateur commun. Ainsi rien n’est imposé et tous, même s’ils ne s’accordent pas sur la proposition, acquiescent librement à sa mise en œuvre. L’anarchisme accepte les lois dés lors qu’elles sont consenties par tous. Ce n’est pas la loi qui pose problème mais bien la hiérarchie, l’autorité imposée, puisque l’anarchisme se veut philosophie d’un nouvel ordre social rejetant toute autorité et/ou hiérarchie politique, culturelle ou éthique imposée de manière coercitive par un individu ou un corps constitué.

Celui qui considère la communauté anarchiste – c’est-à-dire une structure dont tous les occupants ont si parfaitement intégré les règles de la vie en société qu’il n’est plus besoin de police ni d’autorité extérieure – comme la forme la plus aboutie de la civilisation humaine, ne peut qu’accepter comme référentiel la célèbre Abbaye de Thélème : ce système social imaginé au XVI° siècle par François Rabelais dans son « Gargantua » avait pour devise « Fay ce que vouldras ».  Mais sur la grande porte de l’abbaye se trouve écrit « Ici n’entrez pas (…) vieux papelards, souffreteux, boursouflés (…) mendiants, cagots (…) gueux déguisés » , car  l’auteur précise bien que ses résidents ont fait l’objet d’une sélection selon laquelle seuls les gens beaux et sains sont admis : « on décida qu’on n’accepterait là que des femmes belles, bien formées et bien nées; et les hommes beaux, bien formés et bien nés » (…) « parce que les gens bien nés, bien éduqués, vivant en bonne société, ont naturellement un instinct, un aiguillon qu’ils appellent honneur qui les pousse toujours à agir vertueusement et les éloigne du vice »; en clair, une élite raciale homogène, exempte de métis et de dégénérés. Il ressort que la voie vers l’anarchisme en tant que configuration ultime de la société humaine passe par l’eugénisme et la sélection raciale.

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  Il convient par ailleurs de toujours garder à l’esprit que, dans la querelle de la prééminence du groupe social ou de l’individu, l’anarchisme s’impose comme une philosophie individualiste, et que quelles que soient les décisions prisent par le groupe social, elles ne seront utiles et nécessaires que si elles visent cet objectif , et seront contestables si elles ont pour vocation à renforcer un corps social au détriment de ses composantes individuelles. Par là-même , l’anarchisme ne saurait être universaliste; d’ailleurs Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine écrivit lui-même, dans le programme de Fraternité internationale révolutionnaire (1864), « Chacun, individu ou corps collectif, étant ou devant être libre, a le droit d’être lui-même et personne n’a celui de lui imposer son costume , ses coutumes, sa langue, ses opinions et ses lois » ; or par corps collectif on peut entendre peuple, ethnie ou race , et donc voir dans cette phrase un vigoureux plaidoyer contre toute immigration massive en une terre déjà occupée . Ces convergences intellectuelles expliquent peut-être pourquoi on retrouva côte à côte, sur les barricades de l’insurrection nationaliste de Dresde, Richard Wagner, Mikhaïl Bakounine et Friedrich Nietzsche !

Dans cette filiation conceptuelle, la tentative que représente l’œuvre du naturaliste anarchiste russe Piotr Kropotkine doit être prise en compte, en tant qu’elle consiste à appliquer la théorie de l’évolution darwinienne, révélée en 1859, à l’espèce humaine sans pour autant légitimer l’ordre social : pour Kropotkine, l’évolution est moins déterminée par une lutte pour l’appropriation des moyens d’existence, lutte qui sélectionnerait dès lors les plus doués pour la lutte, que par l’aide et le soutien mutuels que les membres d’une même race s’apportent les uns aux autres. Se trouve ainsi désamorcée l’application à la société de l’idée de concurrence généralisée pour la survie, de lutte pour la conquête des moyens de conservation et de perpétuation de l’existence et de sélection des individus les plus aptes à cette lutte. Rompant avec l’idée selon laquelle la survie et l’amélioration de l’espèce humaine dépendraient de la mise en concurrence généralisée de ses membres, l’anarchiste Kropotkine se trouve en accord avec le monarchiste Charles Maurras qui écrit « Dans une société bien faite, l’individu doit accepter la loi de l’espèce, non l’espèce périr de la volonté de l’individu » !

Pour expliquer les variations à l’intérieur de l’espèce, les premiers promoteurs du darwinisme (à commencer par Darwin et Wallace) étaient contraints de se rabattre sur des hypothèses relatives à l’influence du milieu, faute d’une théorie satisfaisante qui ne viendrait qu’avec la réinterprétation des lois de Mendel, les premières théories de la mutation et la naissance de la génétique moderne dans les années 1910, et qui rendit évident le constat de l’inégalité des races. De cette théorie de la sélection naturelle, des applications sociales furent et sont encore déduites, ayant pour but d’affirmer qu’un processus analogue a lieu au sein des sociétés humaines, et par conséquent que ceux qui dominent socialement ont été naturellement sélectionnés en vertu de leurs aptitudes. Le darwinisme social se présentait donc comme une légitimation de la domination sociale, légitimation prenant la forme d’une naturalisation et consistant à sanctifier la domination de la bourgeoisie parasitaire,  en tant qu’elle aurait sa source dans la biologie !

Dans son ouvrage « L’Entraide, un facteur de l’évolution » paru en 1902, Kropotkine montre notamment que, bien souvent, il n’y a pas lutte, même entre espèces, mais simplement un tri, effectué par le milieu, entre espèces, ou entre les individus d’une même espèce, ce qui anticipe sur des versions plus récentes de la théorie de l’évolution. Quant à la situation-type qui sert à mettre en valeur la lutte au sens malthusien du terme – celle d’une saturation du nombre d’animaux sur un espace donné, entraînant une lutte pour s’approprier les moyens d’existence, lutte dont sortent vainqueurs les plus aptes à triompher – Kropotkine démontre qu’il s’agit d’une situation abstraite qu’on ne rencontre guère dans la nature : quand pareil cas se présente, il y a migration et adaptation à un nouveau territoire. Une population animale n’arrive donc jamais au point de saturation, et de ce fait ne peut pas être déterminée par le niveau de nourriture et la lutte pour se procurer les moyens d’existence et de perpétuation : d’où l’importance des obstacles naturels à la surpopulation que sont le climat, les épidémies et autres catastrophes naturelles. Dans des conditions extrêmes, la lutte entre individus de la même espèce compromet plus l’avenir même de l’espèce qu’elle ne la renforce.

Kropotkine développe sa thèse en huit chapitres, qui parcourent sur un mode descriptif l’échelle des formes de vie (invertébrés, oiseaux, mammifères) et les différentes étapes de l’histoire humaine (sauvagerie, barbarie, civilisation). La logique qui gouverne la progression de l’ouvrage est la suivante : l’association se rencontre à tous les degrés du monde animal et devient simplement de plus en plus consciente ; la vie en société est l’arme la plus puissante dans la lutte pour l’existence d’une espèce ou d’une race en ce sens qu’elle est un avantage en toutes circonstances, quand les qualités individuelles pourraient avoir tendance à rentrer en conflit. Pour Kropotkine, la compétition interne à l’espèce est limitée à quelques périodes exceptionnelles : le reste du temps, la sélection s’opère par l’élimination de la concurrence et non par l’élimination des concurrents, et ce au moyen de l’entraide, ce qui correspond à un principe d’économie.

Dans la conclusion de son livre, Kropotkine soutient même que dans l’évolution, l’entraide doit être associée au progrès et la compétition aux périodes de régression , et en veut pour exemple dans l’histoire de l’humanité la révolution industrielle, laquelle a selon lui été retardée et non hâtée par la ruine des institutions médiévales d’entraide par l’oligarchie commerçante au XVIème siècle. Or cette conception ne se trouvera concrétisée à grande échelle que par le régime hitlérien avec le Deutsche Arbeitsfront ! Est-ce pour cela qu’un autre célèbre anarchiste, Pierre-Joseph Proudhon , fit preuve d’une forme de prescience lorsqu’il écrivit le 26 Décembre 1847 dans ses « Carnets » : « Juifs. Faire un article contre cette race, qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l’abolition de ce culte. Ce n’est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer… Par le fer ou par le feu, ou par l’expulsion, il faut que le juif disparaisse (… )Ce que les peuples du Moyen Age haïssaient d’instinct, je le hais avec réflexion et irrévocablement » ? Certianement si on considère qu’aujourd’hui les principaux promoteurs de l’immigration sont, via la L.IC.R.A. , des Juifs !

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6 réflexions sur “Synopsis des convergences entre anarchisme, nationalisme et fascisme

  1. Hubert Wolfen dit :

    Je suis un peu comme Bakounine, le théoricien de l’anarchisme qui a posé les bases du socialisme libertaire. Sa notoriété agaçait beaucoup son contemporain Karl Marx. Pourtant, ce dernier n’a pas eu d’autre choix que de constater l’importance de Bakounine, reconnu dans le monde entier. C’est tout de même une bonne indication de ma popularité que j’évalue à cinquante-cinquante : la moitié des gens m’exècre, l’autre moitié m’admire. Ça me va : moi je ne cherche pas l’admiration, ni ne me préoccupe de la haine de certains. — Je vois cela comme une victoire, une revanche et même mieux : une vengeance. Le monde compassé de l’estrême-droite me snobe depuis dix ans et voici que je m’impose à nouveau à lui, en tant que héros populaire. C’est non seulement très agréable, mais aussi cela démontre que je reste intéressant pasque je suis un grand écrivain, comparable à Céline et à Drilleu La Rochelle. Le plus beau est que je m’impose à nouveau sans avoir rien renié de moi-même. Je n’ai pas plié, ni cédé, ni mis un genou à terre : vous êtes obligé de m’accepter tel que je suis.Ûbersoldate

  2. Juan Asensio dit :

    Aucun de ceux qui m’ont fait l’honneur de me lire ne peut me croire associé à la hideuse propagande antisémite qui se déchaîne sur un site comme blancheurope.com mais leur « nationalisme blanc » ne dégrade-t-il pas l’idée de Patrie, le militarisme militaire, la tradition militaire ? Le seul antisémitisme que je défends a une double visée : de critique sociale bien évidemment, puisque derrière le Juif, c’est le triomphe de l’Argent qu’il faut tenter de combattre, mais aussi métaphysique, au plan spirituel dans le sens de volonté de lutte contre la dictature de l’Argent qui se révèle comme l’un des obstacles fondamentaux dressés, dans la vie des hommes, contre l’irruption du surnaturel, contre la fidélité au message de pauvreté du Christ.

  3. Juan Asensio dit :

    La justice sociale est une chose, le communisme révolutionnaire, l’anarchisme, une autre : la civilisation occidentale est le modèle universellement reconnu aujourd’hui par les autres civilisations car elle a prouvé sa supériorité technique, morale, économique, sanitaire, sociale, juridique aux autres civilisations, du moins durant la période antérieure à 1914 ou, si on veut être indulgent, antérieure à 1939. Il reste aux autres civilisations la possibilité de rivaliser avec elle sur les plans spirituels ou culturels, mais pas autrement. La civilisation indo-européenne demeure notre mère à tous au sens où Valère-Maxime parlait de la terre romaine comme mère de tout Romain mais aussi de tout homme connu sur sa surface. Elle est une civilisation qui implique un ordre solide au sein duquel un degré de liberté individuelle puisse s’épanouir. Cet équilibre racé et sophistiqué dont l’axe s’étend de Tokyo et de la Thaïlande (le mot grec «kai» existe par exemple tel quel dans la langue thaï, dont l’écriture est si jolie et si proche du sanscrit dont dérive l’ensemble des écritures occidentales connues) à la France et jusqu’à Boston et Los Angeles, équilibre si efficace en temps de paix comme en temps de guerre, en dépit des critiques intelligentes et nécessaires qu’on peut lui prodiguer, ne doit pas être menacé par des agissements exogènes, ni par la vacuité de pensée des « idéologues » d’aujourd’hui.

  4. Irena Adler dit :

    Contrairement aux idées reçues, aimer se faire dominer au lit ne représente ni une pathologie, ni un symptôme de soumission sociale. Une activité sexuelle limitée à un classicisme étroit et réducteur peut traduire un dysfonctionnement, alors que le fait d’intégrer de temps à autres quelques jeux soft à sa sexualité, du type menottes, fessées ou humiliation, accroît l’intensité érotique et assure l’épanouissement sexuel. J’ai découvert le BDSM à l’adolescence où je lisais beaucoup Sade et d’autres romans du même genre qui m’intriguaient et m’excitaient terriblement. J’étais précoce et être parentalement encadrée m’a permis de découvrir les chemins d’une sexualité atypique en toute sécurité : en créant un jeu qui fait appel à ma part enfant, j’ai opéré une forme de déresponsabilisation et de perte volontaire de contrôle qui m’est nécessaire pour éprouver du plaisir. Ces pratiques proviennent d’une envie de revivre une sensation marquante éprouvée par le passé, la soumission répondant à un besoin de réactiver une charge émotionnelle très forte. Une femme qui aime être dominée n’est pas victime des pulsions et fantasmes de son compagnon, mais établit un contrat avec ce dernier et pose ses propres limites. Une soumission saine repose sur la confiance et le consentement mutuel et permet une liberté mentale qui constitue un atout : il s’agit de confier son plaisir au capitaine barbu et chevronné d’un bateau qui connaît sa destination.

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