Théorisation économique du fascisme

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septembre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Julie Couronne

Ce thème est particulièrement délicat à traiter car biaisé par les effets de l’analyse marxiste du fascisme, selon lui le stade ultime du capitalisme. Or au cœur des idéologies fascistes s’est toujours tenue la dénonciation de la réduction de l’homme à l’économique; par ailleurs, le fascisme ne peut être rattaché particulièrement à un système de production particulier, précisément parce qu’il ne fait pas de l’économique la tâche principale de la société. L’ordre mondial étant depuis 1945 symétriquement bipolarisé entre les matérialismes capitaliste et marxiste, les combattre est pour le fasciste, exclus du système politique, tâche dialectique complexe

Sur un plan théorique il convient avant tout de bien démarquer « fascisme » et « extrême-droite » , cette lignée sociale qui par anti-communisme primaire est devenue une logomachique défense du néo-libéralisme : de tristes sires tels que Patrick Devedjian, Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen ou Gérard Longuet, anciens membres du groupe activiste Occident fondé par Pierre Sidos, en sont des exemples criants. Ces personnes ont dénaturée et pervertie pour leur compte la notion de « darwinisme social », avec les résultats que l’on sait.

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La thèse fondamentale du libéralisme économique est que l’organisation de la production et des échanges est une affaire individuelle, et donc que libre échange et libre concurrence doivent déboucher sur un ordre social équilibré et juste. La critique communiste du libéralisme économique repose pour sa part sur le constat que le libéralisme conduit toujours à des sociétés inégalitaires, car ne tenant pas compte du fait que la liberté et l’égalité formelles ne suffisent pas si l’égalité des chances n’est pas instaurée et maintenue, et donc finissent nécessairement par générer de troubles sociaux : et la réponse du patronat aux légitimes revendications des masses ouvrières est toujours l’immigration. Les initiatives individuelles doivent donc être contrôlées, mais non pas interdites comme dans les pays communistes où elles étaient condamnées au nom de « l’individualisme » et du « culte de la personnalité », pour assurer le bien-être commun. Les fascistes, en tant que socialistes étymologiques, refusent donc l’individualisme économique, mais non le dynamisme professionnel individuel : le fascisme se présente comme une doctrine sociale en dépassant le principe de la lutte des classes, et en résolvant les conflits d’intérêts, par une assimilation de l’individu à la collectivité – par exemple, en instaurant une limitation, un plafond indépassable, à la richesse personnelle. En France ce procédé existe déjà pour des fonctionnaires tels les trésoriers des Trésoreries Principales, qui ont leurs primes trimestrielles plafonnées : le recouvrement de l’impôt n’en marche pas plus mal pour autant.

Dans la pratique, le contrôle économique et politique instauré par des régimes fascistes empêche les grands monopoles financiers en favorisant une élite politique pour qui l’Etat est non seulement une communauté culturelle, mais aussi raciale (toute immigration chromatoderme s’en trouve de ce fait exclue), Etat pour lequel l’économie est un outil à manier au service du peuple. Les inégalités naturelles entre les femmes et les hommes d’une même nation ne doit pas justifier l’exploitation d’un groupe par un autre, pas plus qu’aboutir à un nivellement forcé au plus bas niveau racial, mais à une judicieuse répartition des tâches tenant scrupuleusement compte des différences de valeur des individus. Selon la doctrine inégalitaire du fascisme, le respect des psychismes individuels sera assuré en laissant libre cours à ceux qui considèrent que le travail est le centre de l’existence et le but de leur vie, mais en les empêchant – comme ils en ont trop souvent tendance ! – à imposer ce paradigme au reste de la population. La seule obligation commune sera « travailler pour vivre », mais certainement pas « vivre pour travailler » !

La diversification industrielle devra être continentale et soigneusement orchestrée, avec une attention particulière à la spécificité régionale : la société de l’Europe Continentale retrouvera, comme au Moyen-Âge, une économie subordonnée à un ensemble de normes, coutumes, traditions acceptées comme telles, mais qui grâce aux apports de la Science interdira toutes famine ou épidémie comme autrefois. Il s’agira donc, comme en politique, d’une Troisième Voie qui ne sera ni l’économie libérale de la ploutocratie, ni l’économie planifiée des dictatures soviétiques. Par son attachement à l’ensemble d’idées, de doctrines, de mœurs, de pratiques, de connaissances, de techniques, d’habitudes et d’attitudes transmis de génération à génération aux membres de chaque nation d’Europe, cette économie subordonnée pourra également être appelée économie racialiste.

Le développement de l’économie ne s’accompagnant plus d’une amélioration de l’organisation sociale, cette situation appelle un bouleversement de notre manière de voir : il faut développer de nouveaux outils conceptuels et repenser totalement notre manière de produire, d’embaucher, de faire travailler, de financer, de distribuer, de transporter, etc… la fascisation de l’économie consistera à donner la priorité à la multitude d’éléments non monétaires et sans substance physique constituée par les informations et connaissances détenues, et ayant une valeur positive pour le peuple. Cette économie prendra donc notamment en compte le capital immatériel de chaque pays (propriété intellectuelle, brevets, marques, dessins et modèles, bases d’information, gestion des connaissances, archives, patrimoine historique) qui par l’extension des usages de l’informatique prend de plus en plus d’importance dans la vie des peuples. Elle sera donc subordonnée à la créativité, considérée comme un actif immatériel, et ne s’appréciant pas seulement par le passé historique et le présent de sa race, mais aussi par sa capacité de projection vers de nouveaux marchés.

L’utilisation la plus efficace du travail et de ce capital spirituel, ainsi que la disponibilité des ressources, devront être évaluées sur une base globale et à long terme. Un tel système ne peut pas être laissé à la merci des intérêts personnels ou nationaux étroits, mais doit s’appuyer sur des arrangements économiques européens de longue portée et à but autarcique. Les réformes fascistes de l’économie d’une démocratie seront donc à percevoir, selon un discours viable et audible, comme une « révolution par le haut » combinant une volonté de progrès et la consolidation d’une bienveillante autorité hiérarchique, selon le mot d’ordre de Joseph II du Saint-Empire : « Tout pour le peuple ; rien par le peuple »

Dans cette optique, la monnaie-métal sera appelée à disparaître pour être remplacée par la monnaie dématérialisée, la seule n’existant que par son rôle social. Un système monétaire basé sur un métal précieux, en matérialisant la monnaie, la rend propice à la spéculation car l’or ne vaut que par sa rareté (la totalité de l’or extrait depuis 6000 ans représentant seulement le volume d’un cube de 20 m de côté) étant trop lourd et ductile pour avoir une quelconque valeur d’usage. La monnaie dématérialisée en revanche, dépourvue de valeur propre puisque totalement abstraite, est la seule à pouvoir réellement symboliser le fruit du travail productif d’un peuple : sans celui-ci, elle disparaît purement et simplement.

Ainsi la monnaie ne pourra plus être un moyen d’enrichissement : c’est que dans notre système économique reposant sur le droit de propriété privée des actifs financiers et industriels, la monnaie a le pouvoir de rapporter d’autre monnaie, permettant à son propriétaire de percevoir un revenu par le seul fait de sa richesse. Or l’intérêt et le profit proviennent nécessairement du travail d’autrui, et en se transformant en capital financier la monnaie spéculative accorde à son propriétaire le pouvoir de capter une part de la richesse produite par le travail d’autrui, jouant par l’intermédiaire de l’intérêt et du profit un rôle d’instrument de captation et de transfert de richesse, et assurant la fonction de moyen d’enrichissement privé. La fascisation de l’économie s’attachera donc à ôter à la monnaie toute valeur spéculative en la restreignant de façon stricte à ses seules fonctions opératives, au nombre de trois :

– unité de compte ou de valeur : unité de mesure commune permettant de fixer les prix, de déterminer les valeurs marchandes.

– intermédiaire des échanges : plus facile que le troc, c’est là sa fonction la plus courante; elle est distribuée par l’intermédiaire des revenus et chacun l’utilise pour l’échanger contre des biens ou des services.

– réserve de valeur : rendant possible l’utilisation différée dans le temps de la valeur d’échange précitée.

6 réflexions sur “Théorisation économique du fascisme

  1. Snapdragon dit :

    Vous devriez prendre en compte la révolution technique de la robotique qui peut libérer l homme (et la femme bien sur😉 ) et permettre de se concentrer sur des activités créatives ( ou récréatives😉 ) .

  2. Snapdragon dit :

    Quel serait le plafond d enrichissement ?
    Assez haut pour que je puisse construire ma propre étoile noir ?😉 Ou pour terraformer mars ?
    Et si ce qui dépasserait du plafond était uniquement affecté à de grand projets d intérêts publique en concertation avec l Etat ?

  3. A reblogué ceci sur Sororité Aryenneet a ajouté:

    La défense de la Nation passant également par une saine gestion de son économie, il convient que celle-ci soit sous contrôle des dirigeants nationaux. Ainsi au XVII° siècle en France, le bon Jean-Baptiste Colbert, craignant que les importations de produits étrangers en France ne produisent une hémorragie des espèces « sonnantes et trébuchantes » comme on disait alors, les taxa et alla même jusqu’à en prohiber certaines — ainsi des « indiennes », ces étoffes venues d’Inde et interdites en 1688. Et parallèlement, pour pallier à la carence induite par ces restrictions et interdictions, il institua une politique manufacturière pour que la France produise elle-même ses biens de consommation : c’est sous le règne de Louis XIV que fut créée la fabrique de Saint-Gobain pour contrecarrer l’importation des glaces de Venise, la manufacture des Gobelins contre celle des tapisseries de Flandre, et celle de Dijonval à Sedan contre les tissus issus de Hollande.

    Ce qui importe ici, c’est que le colbertisme n’était pas un courant de pensée économique, mais un ensemble de pratiques économiques. Il n’a donc pas valeur d’idéologie et ramène de ce fait l’économie à sa juste valeur : celle d’un simple outil de l’Etat. Car dès lors que l’économie échappe à l’encadrement statal, elle se retourne contre la Nation. Le plus bel exemple en sont les Etats-Unis d’Amérique, terre d’élection du mondialisme et du libéralisme économiques : vainqueurs du Japon en 1945, ils voient un quart de siècle après la plupart de leurs entreprises ruinées ou rachetées par leurs anciens vaincus! En France, nos « décideurs » se glorifient, au nom de la « loi du Marché », de faire des courbettes à des mecs en robe de chambre avec des serpillères sur la tête, ou à des rois cannibales déguisés en costume trois-pièces, pour obtenir les matières premières – minerais, carburants fossiles – que les hardis colonisateurs que furent nos ancêtres ont prospecté, trouvé, extrait ; ainsi des sous-développés subitement enrichis par le sacro-saint « libre jeu des capitaux » peuvent-ils racheter nos châteaux, fleurons de notre patrimoine historique. Dans le bassin lorrain, ancien fleuron de notre sidérurgie, nous gouvernants mendient à de petits hommes jaunes, en les couvrant de subventions prises sur les impôts des travailleurs français, l’implantation d’usines pour donner des emplois à leurs administrés. Voila à quelles indignités raciales le mondialisme et le libéralisme économique contraignent les Blancs! Jamais, au temps du Roi-Soleil, il ne serait venu à l’idée de dire aux Français : « Les esclaves nègres des colonies sont plus performants que vous, donc il faut que désormais vous vous abaissiez à leur niveau, voire en-dessous, pour être compétitifs » . C’est pourtant ce que disent, en substance, les ploutocrates mondialistes et les « grands patrons » à tous les peuples blancs du globe.

  4. Chloé T. dit :

    Quid de la fongibilité de la monnaie ? C’est actuellement implémenté dans le système par l’hyperinflation, qui fait que les réserves dormantes perdent une belle partie de leur valeur réelle en 20 à 30 ans.

    Vous parlez de limiter strictement l’accumulation de richesse. La monnaie, dans le système que vous exposez, n’est plus une richesse en soi, n’a plus de valeur statutaire. Toutefois son accumulation donne un pouvoir potentiel. Quels sont les instruments à mettre en place pour éviter la détention d’une trop grande quantité de ce pouvoir potentiel par des individus ? Y-aura-t-il une limitation de la monnaie stockable par tête ? Et dans ce cas, une confiscation de l’excédent individuel et son écrêtage du système est-elle la bonne chose à faire ? Si la monnaie n’est qu’un moyen d’échange et que celui-ci est accumulé en trop grande quantité par un individu, c’est qu’il y a eu dysfonctionnement et déséquilibre dans l’échange, une correction semble donc nécessaire. Brièvement donc, comment s’assurer de l’équilibre à long terme de ce système et de la non-confiscation de la puissance potentielle monétaire par des individus ?

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