Féminité et esthétique sportive dans le fascisme

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septembre 23, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Jusqu’à l’avènement des fascismes en Europe, la plupart des hommes croyaient à l’infériorité physique et mentale des femmes, et les pionnières du sport féminin étaient tournées en ridicule ou considérées avec suspicion. Les régimes fascistes promurent l’émancipation sociale des femmes entre autre grâce à un programme d’activités physiques extensif et fortement organisé. Dans ces années, un corps féminin bien entraîné n’était pas seulement une forme d’expression de la modernité fasciste, mais aussi un moyen essentiel d’accroître tant la démographie que la qualité raciale de la population. Les initiatives sportives féminines étaient aussi considérées comme une bonne manière d’afficher aux yeux du monde l’image d’une nation forte, peuplée de citoyens physiquement et moralement robustes. Alors que l’esthétique du corps mâle idéal était incarnée par un seul type d’homme par pays, les modèles idéaux de féminité fasciste était moins figés dans la mesure où la beauté féminine est plurielle, et donc plus évoluée que la beauté masculine.

 

Les fascismes soutinrent l’activité gymnique et sportive féminine comme excellent instrument pour forger la Nouvelle Européenne, saine, forte, compétitive. Dans la Rome fasciste de 1928, le Concours National Gymnique et Athlétique met en scène 151 équipes féminines se rencontrant dans des épreuves comme le javelot, le poids et le tir au fusil; les championnats annuels d’athlétisme féminin, qui se tinrent en Lombardie de 1923 à 1926, se virent transférés en 1927 à Bologne, où ils devinrent une manifestation imposante, la première olympiade nationale féminine. Enrôlées à partir de 1929 dans l’œuvre nationale Balilla (O.N.B.), petites filles et adolescentes sont conviées à pratiquer une éducation physique de base tendant à l’apprentissage de la grâce et de l’ordre, et quelques spécialités pré-sportives parmi celles qui paraissent les plus adaptées au sexe faible, renouant avec la tradition gréco-romaine des jeunes filles spartiates dont Lycurgue, le mythique législateur, voulait qu’elles endurcissent leurs corps par la course, la lutte, le lancer du disque et du javelot : ainsi les enfants qu’elles porteraient, s’enracinant solidement dans des corps solides, pousseraient avec plus de vigueur, et elles-mêmes seraient pleines de force pour résister à l’accouchement au cours duquel elles lutteraient avec courage et aisance contre les douleurs.

Durant les vacances d’été, les petites filles étaient accueillies dans des colonies climatiques où elles suivaient un programme hygiénique de régénération physique. À partir de 1931, les étudiantes universitaires entrèrent dans les Groupes universitaires fascistes (G.U.F.) et, à partir de 1935, se rencontrèrent lors de compétitions féminines (les Agonali). La formation des enseignantes d’éducation physique était alors assurée par l’Académie féminine d’éducation physique, née en 1932 en la ville d’Orvieto; petit à petit se dégagèrent alors trois formes corporelles idéales de l’Européenne Fasciste, basées sur trois modèles : respectivement le prototype moderne de la femme garçonne, mince et dynamique – le prototype traditionnel de la femme curviligne, modeste et maternelle – le prototype de la femme saine et forte, représentée par les sportives professionnelles. Le respect du psychisme de chacune était donc plus respecté par les fascismes que par les démocraties actuelles qui tendent à l’uniformisation psychique asexuée.

 

Mais si l’idéal d’un corps sain, d’une régénération des corps encouragée par l’État était présente dans l’Italie fasciste, seule l’Allemagne nationale-socialiste, en assimilant biologie et politique et en faisant du racisme la cheville ouvrière de la doctrine du régime, induisit le message suivant : il faut protéger le patrimoine génétique et phénotypique des races aryennes, non seulement en en prenant soin, mais également en le préservant de tout mélange ou infiltration d’une race étrangère. La promotion d’un corps beau, puissant et harmonieux contribuera grandement à la « séduction esthétique » (der schöne Schein, littéralement « la belle apparence ») exercée sur la femme nationale-socialiste : par l’intermédiaire de la Bund Deutscher Mädel qui, en promouvant la beauté et en promettant un avenir radieux de force et d’esthétisme, permettra aux femmes d’exposer fièrement leur beauté, contrairement aux pays de moralité chrétienne où celle-ci était plus ou moins considérée comme un péché. La promotion, par l’art officiel, d’un corps idéal parfaitement dessiné et proportionné, à l’opposé de la laideur du corps sémite ou africain, valorisait également l’identité européenne.

 

Dans les régimes communistes en revanche, l’universalité du discours révolutionnaire marxiste rend impossible toute exaltation des différences esthétiques entre corps de races et de sexes différents : l’idéal de la femme communiste, c’est la kholkozienne vêtue comme un sac ou l’ouvrière engoncée dans sa salopette graisseuse, « libérée » par le travail à la chaîne en usine ou les labeurs des champs, toute coquetterie étant considérée comme « déviance petite-bourgeoise » : sécularisation du puritanisme chrétien protestant. La féminité fasciste, elle, renoue avec les canons de la beauté gréco-romaine païenne pré-chrétienne!

 

L’esthétique devient donc un but non seulement pour les jeunes filles et les femmes fascistes, encouragées à pratiquer des activités physiques régulières, y compris au foyer, afin de rester en forme et en bannissant mollesse et rondeur. Cette nouvelle attention au corps féminin aide grandement les femmes européennes à prendre conscience de leur identité raciale et de leurs besoins, mais aussi de magnifier les travaux domestiques actuellement décriés par les « féministes » modernes : laver, nettoyer les sols et réaliser les principales autres tâches ménagères avec minutie constituant un moyen comme un autre, et certainement le plus facile, de forger son corps en beauté!

A la place de quoi la « femme moderne »* trouve plus gratifiant d’aller « s’investir » dans l’aide aux immigrés. Or si aujourd’hui la Femme a la liberté d’être belle, c’est bien grâce aux régimes fascistes, et certainement pas aux cultures africano-sémites!

 

En dépit de l’opinion dominante des régimes conservateurs d’obédience judéo-chrétiennes qui considéraient alors les femmes comme trop faibles et trop émotives, les années de fascisme permirent leur émancipation des rôles traditionnels, et les rendirent suffisamment confiantes en elles pour laisser leur foyer et leur famille au bénéfice d’un idéal politique. Toute femme moderne est donc une fasciste génétique!

 

* « l’idéal féminin » de la femme « libérée » d’aujourd’hui : Garçes, féministes tant qu’il le faudra !

2 réflexions sur “Féminité et esthétique sportive dans le fascisme

  1. Vig dit :

    Chere Brigid, Do you have a translation of your article because it is a very interesting theme to me. My French is too bad to be able to read all of it. I am a Dutch sculptor who made recently some works that I would like to show relating to the themes that the Sororite Arienne is presenting. What is your email address? Vig Scholma

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