Cosmonomie de la décadence

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octobre 9, 2012 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Composé seulement d’un proton et d’un électron, l’atome d’hydrogène est le plus simple de tous les atomes. Il abonde donc dans les espaces intersidéraux, où comme tous les corps matériels il répond aux lois de l’attraction, ce qui le conduit à s’amalgamer avec ses semblables. Lorsqu’ils sont en nombre suffisant, la force gravitationnelle devient telle que les atomes centraux sont forcés à fusionner – ce qui n’est pas une mince affaire dans la mesure où les deux protons sont de même charge électrique! Ils y sont obligés par le poids effarant de tous ceux qui les entourent et, au cours de cette fusion (où l’un d’eux devient un neutron) perdent 7 millièmes de leur masse, qui se convertissent en énergie sous la forme de chaleur et lumière : voilà pourquoi les étoiles brillent et chauffent!

Les atomes d’hydrogène « lourd » ainsi formés fusionnent à leur tour pour donner un atome d’hélium. La vie d’une étoile stable consiste donc à transformer de l’hydrogène en hélium. Notre soleil, immuable (pour l’instant) et bienfaisant, en est le parfait exemple. Mais, évidemment, vient le jour où les quatre derniers atomes d’hydrogène fusionnent pour donner l’ultime atome d’hélium… une lutte impitoyable s’engage alors entre la gravitation, qui tend à comprimer l’étoile le plus possible, et la pression interne de la chaudière qu’est le coeur de l’étoile. Les noyaux d’hélium – 4 éléments donc, 2 neutrons et 2 protons – ont besoin d’une chaleur encore plus extravagante pour continuer le processus de fusion – cette fois ce sera en atomes de carbone (12) ou d’oxygène (16) – et le coeur de l’étoile en rapetisse encore, s’effondrant sur lui même. Mais nul ne peut s’en douter car l’énergie faramineuse ainsi dégagée dilate les couches supérieures de l’étoile en les chauffant au rouge. On assiste donc à cet effroyable et grandiose spectacle d’une étoile devenant gigantesque et brûlant tout à sa périphérie, sans savoir qu’entre cette enveloppe et le noyau qui rapetisse il n’y a pratiquement que du vide!

Notre étoile, c’est l’Occident, et son coeur, c’est l’Europe – dans le sens spirituel et non pas géographique, naturellement.

Voyez : l’Occident est en expansion, alors que l’âme européenne est en déclin. La civilisation occidentale connaît plus que jamais une expansion irrésistible de ses régimes économiques et politiques, imposés au mépris des traditions locales de souveraineté et de culture, alors qu’au sein même de notre culture, nous vivons l’implosion du sens, le déclin des grandes valeurs constituantes, l’effondrement des ressorts spirituels. A une montée en puissance de la partie matérielle de notre culture, c’est-à-dire de ses manifestations technologiques et scientifiques qui sont en passe de détenir le règne absolu de la planète , s’ppose une déliquescence de nos assises idéologiques et morales : comme ces atomes devenant de plus en plus lourds pour assurer la stabulité de l’étoile, les démocraties libérales ont besoin de plus en plus de lois et règlements qui pèsent sur l’individu . Autre paradoxe, sur le plan économique cette fois : une crise des mécanismes mondiaux de libre-échange commerciaux et monétaires coexiste avec une irrésistible progression des technologies et de l’organisation commerciale et scientifique de l’humanité. L’Occident semble se porter mieux que jamais, énorme qu’il est, mais il n’est composé que de vide, une forme flamboyante mais sans substance, au coeur – la spiritualité européenne – en voie d’implosion et de rabougrissement. Comme notre étoile consume tout ce qu’il y a alentour, planètes et formes de vie, mais en même temps offre, dans sa démesure, un spectacle magnifiquement terrifiant, l’Occident détruit toutes les cultures à commencer par la sienne même, mais dans sa décadence connaît un incomparable essor artistique.

Car les périodes de décadence non seulement font partie intégrante du cycle de civilisations, et sont donc inévitables, mais y ont une fonction : c’est toujours pendant son époque décadente que la culture d’une civilisation offre ses plus belles expressions artistiques. Les plus beaux tableaux, les plus belles sculptures ont vu le jour après la Renaissance; les plus belles symphonies après la révolution maçonnique de 1789; la plus grande créativité dans le rock après Mai-68; et ainsi de suite… et il en est de même pour notre civilisation : comme l’étoile, son centre implose tandis que sa périphérie explose.

Et pareillement, arrivée à son niveau maximum de puissance et de complexité – comme l’Occident aujourd’hui – la civilisation enfantée par l’âme d’une race historique cesse de grandir, et dès lors se trouve inexorablement condamnée à décliner. Avec l’évanouissement progressif de l’idéal qui faisait sa cohésion, de nation elle redevient un agrégat d’individus sans cohésion qui maintiennent artificiellement, quelques temps encore, traditions et institutions. L’unité de sentiments et de pensées disparaît et l’individu peut alors croître en personnalité et en intelligence, ce qui comme je l’ai dit plus haut se traduit dans un premier temps par une explosion de qualité artistique appelée à passer à la postérité et à s’inscrire pour l’éternité dans le legs culturel de l’humanité. C’est au début de ces périodes de décadence qu’on assiste toujours à un regain de l’imaginaire, de l’irrationnel, des forces quotidiennes inconscientes de leur puissance et qui donnent aux peuples de grands artistes. Puis le processus d’atomisation de la société continue, la race historique perd définitivement son âme et redevient une poussière d’individus isolés, sa civilisation n’a plus aucune fixité et vole en éclats.

Après avoir brillé de sa dernière splendeur, l’étoile aussi éclate – tout du moins, ses couches superficielles, dont les éléments projetés dans l’espace vont recommencer un cycle de formation d’un autre astre – et ne reste plus d’elle que le coeur, tellement dense et compressé que lorsque sa vitesse de libération, c’est-à-dire la vitesse nécessaire à un objet pour échapper définitivement à son attraction gravitationnelle et s’en éloigner indéfiniment , dépasse la vitesse de la lumière, il n’émet même plus de rayonnement. Cette fois l’étoile est définitivement morte. Les seuls vestiges fertiles sont ceux qui ont été expulsés, qui se sont affranchis des limites conventionnelles. De même, la Chrétienté a rayonné de la mort d’une autre étoile, l’Empire Romain : qu’allaient porter urbi et orbi les missionnaires chrétiens, sinon la civilisation gréco-romaine des derniers siècles sous couvert de « parole du Christ »? Maintenant c’est son tour. La Chrétienté a fait son temps et l’Occident va mourir de sa démesure. Conservateurs, intégristes et réactionnaires sont le coeur de l’étoile : non seulement il n’y a plus rien à en attendre, mais trop s’en approcher est dangereux, comme ces trous noirs de l’espace qui absorbent tout ce qui passe à leur portée pour n’en rien restituer. Ces groupuscules sont de stériles capteurs d’énergie. L’avenir est ailleurs, il est dans la transcendance de notre décadence : est-ce d’Athènes ou de Sparte que provient la culture hellénistique?

Et ce n’est pas, non plus, la technologie qui est la cause de la déspiritualisation de nos races, c’est l’idéologie occidentale elle-même, qui en a fait un but indépassable. La même idéologie qui est en fait une schizophrénie endémique, le mensonge permanent d’un système de pouvoir qui prétend tirer sa légitimité du très démocratique principe du « peuple souverain » mais dont la principale préoccupation est d’empêcher lesdits peuples, de plus en plus, d’exprimer leurs aspirations – sans parler même de les réaliser! A la Sororité Aryenne, nous tournons résolument le dos, en faisant voleter nos chevelures chatoyantes et vibrer nos poitrines fermes, aux vieilles dogmatiques pendouillantes de l’humanisme, des monothéismes abrahamiques, du libéralisme et de l’universalisme. Nous proposons des valeurs post-modernes, féminines, pour retrouver la continuité des civilisations hellénistique et européennes, contre cette idéologie occidentale dont le dessein est, comme jadis Moïse, d’imposer sa Loi contre la vie et le réel.


Nous sommes déjà facteur de régénération en proposant un nouveau comportement social, sécessionniste et sensuel, lié à une renaissance contemporaine de l’esthétique européenne et biaisant la moralité réglementée, les savoirs institués, et les réseaux technocratiques. Nous ne renions rien et considérons la technologie comme une preuve du génie créatif aryen au même titre que son art et sa culture. En assumant entièrement la totalité de l’histoire de notre race, la Sororité Aryenne constitue donc aujourd’hui la principale force de l’anti-déclin, le soleil nouveau de l’aryanisme éternel.

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