Beauté artistique et volonté esthétique

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octobre 21, 2012 par Sororité Aryenne


par Yoo Mee Shin

et Brigid Trismegiste

« L’activité artistique est la conversion consciente de la matière et de l’esprit par une unité liée dans chaque art à l’aide de formes définies. Si les autres orientations de la volonté n’ont qu’un trait de caractère, une matière, l’art revendique toutes les matières et substances, aussi bien matérielles que surnaturelles en tant que matériaux. Dans le sens le plus large, toute notre compréhension élaborée de l’univers et du moi est une activité artistique volontaire » – Alfred Rosenberg

Au Salon des Indépendants de 1910 figura la toile « Coucher de soleil sur l’Adriatique » , le catalogue de l’exposition en donnant pour auteur un certain Joachim-Raphaël Boronali ; les critiques d’art s’intéressèrent à ce tableau qui fut fort diversement commenté , jusqu’au jour où le journal « Le Matin » reçut la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révéla, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur était en fait l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la Butte Montmartre .

Boronali était tout simplement l’anagramme d’Aliboron, nom donné à l’âne par La Fontaine dans ses « Fables », et l’oeuvre avait été réalisée en attachant un pinceau à la queue de l’animal…

A la même époque que cette innocente farce, naissait en Amérique le comportementalisme (ou béhaviorisme), théorie psychologique visant que a démontrer que l’intelligence et le caractère de chacun étaient exclusivement déterminés par les phénomènes d’apprentissage et d’imitation. Refusant de faire appel à des éléments internes à la vie mentale et donc caractéristiques de l’âme raciale, les béhavioristes considèrent que l’environnement est l’élément unique de la détermination et de l’explication des conduites humaines. Ce n’était donc pas la race, ni le psychisme personnel de chaque individu, mais la classe sociale qui était le déterminant. Et c’est de là que proviennent les dégâts infligés à l’Art par les tendances comportementalistes du XX° siècle d’après Mai-68 maintenant.

Car, partant du principe que chaque individu est un palimpseste vierge pouvant être gravé via un ou plusieurs mécanismes d’apprentissage, et que donc le psychisme de chacun est l’exclusif résultat d’un conditionnement dictant tel comportement biologique qui aura été choisi , on en vint tout naturellement à en induire que n’importe qui pouvait faire n’importe quoi. Et, plus encore que de nier le généticisme et les lois de l’hérédité, le comportementalisme en vint même à contester l’existence des dons innés – chaque être humain étant censé naître « vide » et devenir uniquement ce qu’on y met. Partant, n’importe qui peut devenir n’importe quoi, comme un ordinateur fait ce que les programmes qu’on y a mis lui dicte de faire.

Une foule d’individus tragiquement dépourvus de tout talent se mirent donc, en toute bonne foi, à se proclamer artistes : entasser trois cailloux devint « créer », barbouiller un quelconque support exprimer son « Moi » profond, et ainsi de suite … pour masquer leur médiocrité, ces cacographes de la création entreprirent de dénigrer les artistes véritablement doués en les qualifiant de réactionnaires, de dépassés, etc… et bientôt ces derniers succombèrent sous le nombre de leurs détracteurs, noyés par le flot de ces excrémentielles créations si promptement expulsées à la face du monde, et ainsi naquit l’Art Moderne. Or, l’Art a vocation d’être beau, car il y a résolution de l’artiste, du créateur, donc énergie disciplinée, focalisée. Sans discipline l’énergie n’est plus que  brouillonne véhémence désorganisée, et on aboutit à cet « art moderne » aussi inexpressif que les paysages.

Si on part du principe que la beauté n’existe que dès lors qu’il y a détermination d’être comme telle, on ne peut plus appliquer le qualificatif de « beau » à un paysage. Grandiose, majestueux ou effrayant, peut-être, mais beau ? Quelle beauté pourrait t-il y avoir dans des amoncellements aléatoires de cailloux, dans des émergences telluriques surgis chaotiquement puis érodées stupidement par des éléments hasardeux, dans des arbres ou des herbes ayant poussé, non selon un canevas esthétique, mais simplement parce que le coin de terre où ils sont enracinés s’y prêtait ?

Est beau ce qui a été fait de la main de l’homme. Est beau un chat, car s’il n’y a pas eu volonté consciente de sa part de l’être, il y a en lui un mouvement, une énergie, donc une volonté d’être qui le rend beau. Mort, inanimé, il perd cette énergie vitale et devient laid. Le Beau ne peut être que le résultat d’une volonté esthétique, et en aucune façon le fruit du hasard. Toute oeuvre d’art est l’expression vivante du psychisme d’une nation – et un art racial comme expliqué dans le dernier paragraphe de https://aryansisterhood.wordpress.com/2012/09/19/quest-ce-que-le-racisme/ – etun aspect du problème de la beauté particulier à l’Occident blanc est que celle du corps y a été, et y est encore, totalement dévoyée !

L’internaute moyen peut aisément s’en persuader en se livrant au petit test suivant: poster, sur quelque forum généraliste, la photo d’une statue de nu dans le style gréco-romain ou Renaissance : tout le monde trouvera ça très beau (même s’ils n’y sont pas sensibles, mais on leur a dit que ça l’était, donc ils ne vont pas oser avouer leur indifférence)

Puis, poster la même photo, mais d’un modèle bien humain cette fois : là, tout le monde criera à la pornographie – et de manière hypocrite d’ailleurs la plupart du temps, car ils ne voudront pas passer pour des « coincés », alors ils diront « Tu ne te rends pas compte si des enfants voient ça? » . Et si notre candide internaute a le malheur de rétorquer qu’il ne montre jamais que le corps que nous a donné Dieu ou la Nature, et que nous partageons tous, a de choquant, il se trouvera promptement taxé de pédophile putatif, usant d’un alibi artistique ou naturiste pour dissimuler sa perversion…  en revanche, qu’un(e) autre participant(e) se complaise en de longs paragraphes dans le récit de sa dernière opération chirurgicale, de ses furoncles, de sa purulence, sa constipation ou de son ver solitaire, personne ne trouvera à y redire !

Que dans un bureau une belle jeune femme arrive en décolleté et en minijupe va soulever un tollé réprobateur ; par contre qu’une personne exhibe un ulcère ou quelque autre blessure et se complaise dans sa souffrance, personne n’osera s’en déclarer choqué, ni ne s’enhardira à lui dire « Mais c’est dégueulasse, cache ça! » N’y a-t-il pas là, indéniablement, perversion du sens du beau en ce qui concerne le corps humain ?

Or d’où peut-elle venir, si ce n’est du christianisme, avec sa divinisation de l’abjection?* Le christianisme qui présente comme symbole un homme crucifié et éternellement souffrant? La détestable esthétique chrétienne, avec sa calvitie imposée et ses burnous monacaux, ses gandouras abbatiales et ses babouches épiscopales… le christianisme, c’est cacher ce qu’il y a de beau dans le corps humain, et ne montrer que ce qu’il y a de laid. Il nous faut donc rompre définitivement avec cette mentalité et reprendre l’aventure esthétique là où les artistes aryens du III°Reich avaient redéfini l’Art, tel le sculpteur Josef Thorak :  

* Saint Hilarion, qui ne coupait ses cheveux qu’une fois l’année, le jour de Pâques, coucha jusqu’à sa mort sur la terre dure et ne lava jamais, et ne changeait le sac qui le couvrait que quand il était en pièces; Saint Syméon dit « le Stylite » s’était fait assujettir d’une chaîne : pour empêcher qu’elle n’entrât dans sa chair il avait mis un morceau de cuir entre, et quand on l’ôta on trouva plus de vingt gros vers qui étaient cachés dessous ; Isaïe allait non seulement nu-pieds, mais tout nu; Jérémie mettait à son cou des chaînes de bois et de fer pour annoncer ses prophéties aux incrédules ; Osée dut prendre femme de mauvaise vie, puis reprendre et aimer la sienne quoique méchante et adultère; tant Saint-François que Saint-Benoît se roulèrent nus dans buissons d’épines ; Ézéchiel dut dormir durant quarante jours sur le côté droit, et durant cent cinquante jours sur le côté gauche; etc…

Une réflexion sur “Beauté artistique et volonté esthétique

  1. kurgan dit :

    Puis, poster la même photo, mais d’un modèle bien humain cette fois : là, tout le monde criera à la pornographie (…) Que dans un bureau une belle jeune femme arrive en décolleté et en minijupe va soulever un tollé réprobateur ; par contre qu’une personne exhibe un ulcère ou quelque autre blessure et se complaise dans sa souffrance, personne n’osera s’en déclarer choqué, N’y a-t-il pas là, indéniablement, perversion du sens du beau en ce qui concerne le corps humain ? Or d’où peut-elle venir, si ce n’est du christianisme, avec sa divinisation de l’abjection?
    >>> Que dire, si ce n’est que j’ai tant et si souvent argumenté de la sorte ( au sein de moult et moult discussions, qu’elles soient « de bars » ou de « galeries d’art » ) qu’en découvrant cette note, je me suis un instant demandé si je ne l’avais point écrite moi-même… lors d’une quelconque crise de somnambulisme électronique à base d’abus de Vodka !?! ( Haha )…
    Vous m’ôtez les mots de la bouche… et je vous en remercie !

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