Origines et finalité des nationalismes européens du XIX° siècle

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novembre 25, 2012 par Sororité Aryenne


par Julie Couronne

Nota bene : Ce texte n’a pas pour but de passer en revue les mouvements nationalistes du dix-neuvième siècle, mais d’expliquer pourquoi ceux qui les ont provoqués sont aujourd’hui les pires ennemis des nationalismes.

Ce n’est qu’à partir du XIX° siècle qu’apparaît le principe des nationalités, stipulant que l’Etat doit coïncider avec la nation. Or au lendemain des traités de 1815 ayant redistribué les territoires et les peuples de l’Europe aux mains des vainqueurs de Napoléon, nombre de nations se retrouvent sans Etat, soit qu’elles soient partagées entre divers Etats (Allemagne, Italie), soit qu’elles soient englobées dans des Etats multinationaux (Empires d’Autriche et de Russie). Les mouvements nationalistes du XIX° siècle auront pour but de mettre en application le principe sus-évoqué sous la forme donnée par le Dictionnaire de l’Académie : « condition d’une agglomération d’hommes formant en fait, ou aspirant à former, en vertu d’origines, de traditions et d’intérêts communs, une nation distincte des autres » puisque jusqu’alors un individu se définissait par sa religion ou la maison royale dont il était sujet, et non par sa nationalité.

Les mouvements nationaux d’alors auront deux sources principales et distinctes :

1 – la révolution française de 1789, véhiculant l’idée du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Cette idée, propagée partout en Europe par la force des armes et notamment par Napoléon, eut pour conséquence que d’autres sentiment nationaux (allemands, espagnols, italiens) s’érigèrent en réaction à cela : ces patriotismes-là étaient caractérisés par un sentiment anti-français et contre-révolutionnaire.

2 – la redécouverte du passé par le romantisme naissant, se caractérisant par la volonté de rechercher les racines profondes, spirituelles et intellectuelles d’un peuple. Cette prise de conscience reposa sur quatre éléments :

– traditions populaires : chants, contes, danses

– langues, par le développement de la philologie, c’est-à-dire l’étude de la langue, recherche de standardisation.

– Histoire : les premières histoires nationales furent écrites et devinrent éléments de combat (il se posa toutefois le problème des nations historiques sans territoire comme les Polonais, puisque la Pologne avait disparu en tant qu’Etat de 1795 à 1914)

– religion, lorsque la puissance dominante pratiquait une autre religion que celle de la minorité nationale soumise (Bulgares, Grecs, Roumains dans l’Empire Ottoman).

La seconde est à rapprocher du mouvement intellectuel de la Renaissance qui consistait à redécouvrir les œuvres des philosophes pré-chrétiens jusqu’ici soigneusement occultés par les clergés catholiques. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que la révolution de 1789 a été initiée par la franc-maçonnerie, qui n’est elle-même qu’un produit du protestantisme. Et pas plus que la diffusion de l’information par l’imprimerie à partir la Renaissance par les protestants  n’avait eu pour but l’élévation intellectuelle des gens, mais l’ébranlement du pouvoir spirituel de l’Eglise Catholique, tout pareillement l’exacerbation des nationalismes par la franc-maçonnerie d’alors n’avait pour but ce fameux du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », mais le parachèvement de l’œuvre de la Renaissance : après avoir détruit l’unité spirituelle de l’Europe, abattre ses dernières institutions séculaires, les familles royales ou impériales. Prophétiquement le whig Edmund Burke s’exclama fort justement en 1790 « le siècle de la chevalerie est passé; celui des sophistes, des des économistes et des calculateurs lui a succédé, et la gloire de l’Europe est à jamais éteinte »

C’est que pour ces francs-maçons, l’instauration des nationalismes n’était en aucune façon un but en soi, mais un simple moyen, une étape vers l’effacement de toutes frontières et l’établissement d’un monde marchand. Voilà qui explique pourquoi aujourd’hui ils en sont les principaux ennemis.

Pour savoir ce qu’était la nation pour les zélateurs de l’autoproclamé « siècle des lumières », rien ne vaut la lecture du célèbre essai « Qu’est-ce que le tiers-état » de l’abbé Sieyes. « Le tiers-état est une nation complète » affirme t-il, « car pour qu’une nation subsiste il faut des travaux particuliers ou des fonctions publiques, et que c’est le tiers-état qui supporte seul les labeurs qui supportent la société: agriculture, industrie, commerce, et « jusqu’aux services domestiques les moins estimés« . C’est exact, mais ce n’est pas tout, et on ne peut qu’être choqué par la vision bassement mécaniste et consumériste qu’un homme d’Eglise donne du concept de Nation. Dire qu’une nation n’est que ses travailleurs, c’est dire qu’un homme n’est que ses fonctions corporelles. Or une nation, comme un être humain, c’est aussi une entité morale, spirituelle et intellectuelle, aussi ancrée dans son histoire héréditaire que sur son support matériel; ce qui fait sa singularité par rapport aux autres nations, ce sont ses artistes et ses philosophes, ses créateurs et ses penseurs, plus que ses ouvriers, ses paysans et ses marchands. Réduire la nation a ses seules composantes besogneuses, c’est rabaisser l’homme à la condition de l’animal de bât ou de trait, c’est même admettre par réciprocité que ce dernier puisse être son égal, comme aujourd’hui on veut faire voter les immigrés — au comportement souvent plus bestial qu’humain, justement — comme des nationaux sous prétexte qu’ils travaillent sur notre sol.

Au XIX° siècle donc, les nationalismes étaient considérés comme révolutionnaires, alors qu’ils sont tenus aujourd’hui pour réactionnaires. C’est qu’au début ils ont été facteurs d’unification nationale et de centralisation politique, mais uniquement parce que ceux-ci étaient nécessaires au développement de la production et des échanges : ils ont donc été établis selon une logique marchande! Mais une fois cette unification et cette centralisation réalisées, les nationalismes ont été considérés comme ayant atteint leurs limites historiques : la production capitaliste, dont ils étaient le seul et véritable but, exigeait une réforme profonde de la propriété foncière¹ et l’abolition de tous les privilèges, libre initiative et libre concurrence étant la condition de son essor. La bourgeoisie étant devenue en peu de temps la classe  dominante, ce double mouvement politique et économique devint incompatible avec le maintien des nationalismes à cause de l’aspect financier : frontières douanières et monétaires. Les nations du XIX° siècle, bâties uniquement sur le principe marchand comme elles le furent, ne pouvaient que dégénérer par suite de l’impossibilité du développement normal du capitalisme, car dans l’esprit de ceux qui les avaient faites naître, elles n’étaient que la transition entre les monarchies et la société capitaliste apatride.

C’est pourquoi à partir du XX° siècle, sous l’impulsion de soi-disant « humanistes », la fonction purement administrative des Etats des nations se mit à déborder le domaine économique et à pénétrer dans tous les rouages de la vie sociale. Les Etats prirent en charge, sous différentes formes, l’assistance donnée aux familles, aux malades et aux vieillards, qui incombait jadis uniquement à leurs proches. La loi se mit à prélever désormais sur les revenus de la nation entière les ressources nécessaires pour soutenir les hôpitaux, les maternités d’accouchements, les hospices de vieillards et d’aliénés, et plus tard les centres d’accueil des immigrés. De vastes systèmes d’assurance sociale, de retraites nationales, furent organisés partout, et l’Etat déchargea les parents de l’éducation et de l’enseignement de leurs enfants. Toutes ces mesures furent proposées/imposées par des partis « de gauche », donc contrôlés par la franc-maçonnerie, mais ne visaient pas le confort et le bien-être du peuple ! Non, ces partis agissaient en réalité pour la ploutocratie, pour les puissances financières, dans le but de soustraire à l’Etat tout contrôle de l’économie.

Ainsi l’économie d’Etat, en élargissant les fonctions administrative de ce dernier, tendit à le transformer en un Conseil d’Administration de la nation et par là-même à le faire disparaître en tant qu’Etat : l’Etat se dilue en agrandissant son champ de compétences jusqu’à avoir de moins en moins d’impact sur la vie de la nation. Il n’est qu’à voir, partout dans le monde, le nombre de privatisations touchant des domaines jusqu’ici millénairement réservés aux Etats². Mais ils ne peuvent pas disparaître tant que le monde est encore divisé en nations souveraines : donc la condition de la disparition des Etats est l’abolition des frontières nationales, et c’est ce quoi vers tendent tous les grands « partis politiques » actuels, tout en entretenant soigneusement un cirque médiatique visant à faire croire aux électeurs qu’ils sont antagonistes. Une fois les Etats disparus, ou réduits à l’impuissance par inutilité dans la vie quotidienne, la ploutocratie aura les mains libres pour imposer son modus vivendi à l’ensemble de la population planétaire. Pour avoir un avant-goût de ce que sera la vie dans ce monde-là, il n’est qu’à se référer aux conditions d’existence dans l’Angleterre de Margaret Thatcher ou le Chili d’Augusto Pinochet, qui avaient appliqué les idées de l’économiste juif américain Milton Friedman. Celui-ci, dans son ouvrage Capitalisme et liberté, explique sa théorie selon laquelle la réduction du rôle de l’État dans une économie de marché est le seul moyen d’atteindre la liberté politique et économique : par « liberté politique » il entend celle des grands patrons, notamment par l’introduction de la notion de « taux de chômage naturel ». On comprend mieux pourquoi, dès la Constituante de 1791, les francs-maçons furent d’ardents zélateurs de l’émancipation des juifs, dans lesquels ils étaient assurés de trouver de fidèles alliés pas seulement pour la destruction de l’Europe traditionnelle.

Ces faits ont échappé à beaucoup de nationalistes sincères du début du XX° siècle et c’est ainsi que beaucoup de nationalismes ont dégénéré en chauvinismes étroits et mesquins, qui ont permis à la ploutocratie de provoquer deux guerres mondiales afin d’y exterminer l’élite raciale de chaque nation. Il est donc un contresens historique, pour un patriote raciste authentique, de se référer en quoi que ce soit à ces nationalismes. Pour la Sororité Aryenne, le seul patriotisme actuellement recevable ne peut être que l’amour de sa Race et la défense du legs culturel des races aryennes européennes. Ainsi que l’écrivit il y a plus d’un demi-siècle l’essayiste et théoricien politique « nationaliste révolutionnaire » Francis Parker Yockey : « L’Europe reconnaît aussi son Ennemi Intérieur : quiconque poursuit une politique autre que celle d’une Europe souveraine … est un Ennemi Intérieur. Les étatistes bornés et les petits-nationalistes tombent au niveau des espions et des agents de l’étranger. La loyauté envers l’Europe exclut toute autre loyauté politique. Aucun Européen ne doit plus aucune allégeance au petit Etat de sa naissance, car tous ces minuscules et antiques Etats sont maintenant de simples instruments anti-européens dans les mains de notre Ennemi, le régime de Washington » (The Enemy of Europe, 1953)

Cet Américain de naissance avait fondé en 1949 un Front de Libération Européen dont le programme, synthétisé dans dans The Proclamation of London , réclamait « L’expulsion complète de tout ce qui est étranger à l’âme et du sol de l’Europe, la purification de l’âme européenne des scories du matérialisme et du rationalisme du XIXe siècle avec leur culte de l’argent, leur démocratie libérale, leur dégénérescence sociale, leur parlementarisme, leur lutte des classes, leur nationalisme vertical, leur capitalisme financier, leur étatisme borné, leur chauvinisme, le bolchevisme de Moscou et Washington, la syphilis éthique de Hollywood, et la lèpre spirituelle de New York» .

¹ comme la suppression du droit d’aînesse, afin qu’à force de morcellements les paysans soient forcés de vendre leurs terres, devenues trop petites pour les nourrir, à quelque citadin juif ou protestant enrichi par la spéculation.

² Un exemple parmi d’autres : en Angleterre on commence à privatiser… la police, http://www.arte.tv/fr/grande-bretagne-privatisation-de-la-police/6587776,CmC=6588410.html . Aux États-Unis, dans les années 1980, plusieurs Etats ont procédé à la privatisation d’établissements de détention et d’hôpitaux psychiatriques. Etc…

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