Portrait de femme : Rotha Lintorn-Orman (1895-1935)

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mars 11, 2013 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Le 4 Septembre 1909, dans la très conservatrice Grande-Bretagne d’alors, eut lieu un évènement étonnant : Lord Baden-Powell, fondateur en 1907 du scoutisme, eut lors du Crystal Palace Scout Rally la stupéfaction de voir défiler devant lui une troupe de jeunes filles! Or il avait estimé que les activités scoutes ne pouvaient convenir aux « ladies », et leur inscription était donc interdite… les luronnes s’en étaient tirées en ne mettant que l’initiale de leur prénom sur les formulaires d’inscription!

Derrière ce stratagème se trouvaient deux jeunes filles de 15 ans originaires de Liphook (East Hampshire), Nesta G. Maude et Rotha Lintorn-Orman, qui avec la mère de la seconde avaient fondé une « patrouille » d’abord nommée « Rabbits » (les Lapines) puis « Foxes » (les Renardes). Pragmatique, Lord Baden-Powell autorisa peu de temps après une version féminine des éclaireurs, dont Rotha devint la cheftaine l’année suivante, sous le patronage de la Princesse Louise (1848-1939).

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Cet acte de défi fut la première étape dans la longue suite de refus des conventions machistes que sera la vie de Rotha Lintorn-Orman : fille d’un major de l’Armée Britannique et petite fille du Maréchal Sir John Lintorn Arabin Simmons, lorsque la Première Guerre Mondiale éclata comme beaucoup de femmes elle alla travailler, mais contrairement à la plupart le fit en se joignant à l’armée comme  chauffeuse d’ambulance dans le Reserve Ambulance Corp, puis dans le Scottish Women’s Hospital Corps, sur le front de Serbie, où à deux reprises elle mérita la Croix du Charité pour bravoure. Rapatriée en 1917 pour paludisme, elle rejoignit la Croix-Rouge et devint commandante de la Motor School at Devonshire Houseen où elle formait les conducteurs d’ambulance. De cette période elle garda un goût prononcé pour le port de l’uniforme.

NPG x85388; Rotha Beryl Lintorn Lintorn-Orman by Bassano

En 1922, une autre forme de « boy-scouts » défraya la chronique : Mussolini marcha sur Rome à la tête de ses Chemises Noires! Déjà alarmée par l’influence croissante du Parti Travailliste, nourri de la pensée bolchevique, en Angleterre, Rotha eut là une révélation et entrevit ce à quoi son destin la consacrait : fonder un parti fasciste en Grande-Bretagne. Au début de l’année 1923, quelques mois après la prise du pouvoir par Mussolini, elle plaça plusieurs annonces intitulées « à la recherche d’anti-communistes » dans le journal conservateur « Le Patriote », et quelques semaines après fut agréablement surprise de recevoir 200.000 signatures!  Ce que voyant, sa mère Blanche Lintorn-Orman débloqua £50,000 de la fortune familiale pour aider sa fille à fonder son propre parti. Rotha se trouva de ce fait la première femme du monde à créer et à diriger un parti politique, les « British Fascisti », en 1923 : la première victoire féministe de l’histoire de l’Occident fut une victoire fasciste!

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 Ces « Fascistes Britanniques » furent en réalité plus un groupe paramilitaire qu’un parti politique, même s’ils se présentèrent à des élections et eurent deux sièges dans des Conseils Régionaux.  Pour autant ils ne négligeaient pas l’information, dont était chargée Maxwell Knight, futur agent du MI5 où il oeuvrera pour l’introduction d’agents féminins et leur accession à des postes d’importance. L’organisation des « Fascistes Britanniques » fonctionnait selon de stricts  principes militaires, les membres portant des uniformes  composés d’un béret bleu foncé et d’une tunique de la même teinte avec un petit insigne de revers rond. Mixte mais majoritairement composée de femmes, l’organisation était divisée en « troupes régionales », elles-mêmes subdivisées en « commandos » de district et de comté, toutes et tous ayant reçu la même formation incluant sports de combat, mécanique, techniques de survie etc…  il y aurait eu 800 commandos de  200 à 500 membres chacun.

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 Interrogée à ce sujet, Rotha Lintorn-Orman déclara « Je vis la nécessité d’une organisation de patriotes désintéressés, composé de toutes les classes et toutes les croyances chrétiennes, qui seraient prêts à servir leur pays dans une situation d’urgence« . De fait, le mouvement souffrait d’une pauvreté doctrinale car son but était de préparer ses adhérents à relever le pays après une destructrice révolution communiste jugée alors inéluctable. En ce sens, les « Fascistes Britanniques » s’apparentaient davantage aux actuels mouvements survivalistes d’Amérique, qui eux aussi s’entraînent à une survie post-holocaustique. Rotha elle-même fut arrêtée plusieurs fois pour port d’arme das un lieu public ainsi qu’à l’occasion de combats de rue. Mais la Grève Générale de 1926 au Royaume-Uni s’étant déroulée dans le calme et la modération, le mouvement commença de ce fait à décliner alors qu’il avait compté, dans ses première années, nombre de personnalités prestigieuses telles que la vicontesse vicomtesse Dorothy Downe, William Joyce, Arnold Leese, et beaucoup d’autres encore dont Neil Francis Hawkins, qu’on retrouve plus tard dans la British Union of Fascists d’Oswald Mosley, fondée neuf ans plus tard.

L’organisation eut trois publications majeures au cours de son existence, « The British Lion », « The Fascist Bulletin » et « British Fascism », et Rotha rédigea en 1929 un pamphlet titré « The Red Menace to British Children ». Considérant Oswald Mosley comme un gandin inefficace, Rotha Lintorn-Orman imprima dès 1932 une forte coloration antijuive à son mouvement. Très en avance sur son temps, elle ne se maria jamais et menait une vie sexuelle très complète et assumée. La mixité de son mouvement entraînait tout naturellement une intense activité sexuelle propre à créer une identité fasciste collective, et la seule façon d’éviter jalousies et rancoeur était de désindividualiser et de déspécifier les copulations endogroupes : ainsi chacune et chacun avait à chaque fois l’impression de faire l’amour avec le commando tout entier, rien n’étant tant efficace que ce sentiment pour cimenter un groupe. Malheureusement le conditionnement vétérotestamentaire de sa mère ne lui fit voir là qu’orgies et déchéance, et elle cessa tout financement des « British Fascists ». L’organisation n’y survécut pas, et l’Angleterre devint ce que l’on sait…

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Partie aux Iles Canaries soigner sa santé très éprouvée depuis la Première Guerre Mondiale, Rotha devait y décéder à l’Hôtel St-Bridget et être inhumée au cimetière britannique de Las Palmas de Gran Canaria. Par son esprit de décision, son sens de l’initiative, son refus du conformisme judéo-chrétien patriarcal, et sa bisexualité revendiquée, Rotha Lintorn-Orman fut une figure précursive du fascisme dans ce qu’il aura de novateur dans les années ou les décennies à venir. La Sororité Aryenne reconnaît donc Rotha Lintorn-Orman comme une des inspiratrices de sa ligne d’action temporelle, et la considère comme une des figures tutélaires de la Vaginocratie.

Tombe

HONNEUR A SA MEMOIRE

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