Le questionnement du choix des élites au sein de la Nation

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décembre 21, 2013 par Leyla de Aragón


Sous l’Ancien Régime, la possession et la richesse ne s’acquéraient point par un travail humiliant et répétitif, mais étaient concédées en fonction de la valeur humaine, de la stature psychique et de la noblesse d’âme de celui à qui elles échoyaient. La répartition des biens matériels était proportionnelle à la valeur morale et spirituelle des personnes, et non à leurs capacités au mensonge et à la flagornerie, apanages de ce nouveau héros affligeant des temps modernes, le « commercial », dont ce sont les principales vertus tant il est vrai qu’on ne s’enrichit point par la seule ardeur au travail, sans quoi les coolies de l’Extrême-Orient seraient les gens les plus prospères au monde.

Il y avait un rapport entre personnalité et richesse, entre fonction sociale et propriété, qui ne devait rien à un quelconque « mérite » dans le sens besogneux que ce mot a pris aujourd’hui. La puissance et la richesse étaient associées car la richesse se fondait sur la puissance, et non comme maintenant ou c’est la puissance qui se base sur la richesse, ce qui permet par le biais du « jeu démocratique » – une campagne électorale coûtant d’autant plus cher que le suffrage est universel, donc concerne un grand nombre de personnes – à un maraîcher enrichi, à un analphabète ayant gagné au loto ou à un truand d’influer sur la politique d’une cité, d’une région, voire d’un pays tout entier.

Sororité Aryenne

par Leyla de Aragón

Pour choisir les élites chargées de gouverner la Nation, les démocraties ont institué le principe de la « méritocratie » : une série d’écoles, d’examens et de concours est censée sélectionner les « meilleurs » dans la masse de la population astreinte dès sa prime jeunesse à ingurgiter une foule de connaissances qui seront inutiles à la plupart.  Ce ne sont donc pas les plus intelligents, ni les plus élevés moralement, mais les plus opiniâtres qui arrivent au bout de ce parcours du combattant. La seule caractéristique qui fait toute la différence  entre eux et ceux qu’ils vont être chargés de diriger est un degré d’ambition personnelle paroxysmique. Or chacun sait que ceux qu’on appelle les « ambitieux » sont des déséquilibrés mentaux qui ont constamment besoin de se réaffirmer – ce qui prouve une grande faiblesse morale intérieure – et surtout ne se soucient absolument pas des peuples dont ils…

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