Un point de détail du discours d’Heinrich Himmler le 18 février 1937

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janvier 8, 2015 par Julie Couronne


par Julie Couronne

Lors de cette célèbre allocution prononcée à la ϟϟ-Junkerschule de Bad Tölz , le Reichsführer affirma que les Anciens Germains noyaient leurs homosexuels en de nauséabondes tourbières, se basant pour cela sur le « De Origine et Situ Germanorum » de l’historien latin Tacite, court traité rédigé en 98 av J-C. La phrase exacte est

« Proditores et transfugas arboribus suspendunt, ignauos et imbelles et corpore infames caeno ac palude, iniecta insuper crate, mergunt »

ce qui se traduit par

« Les traîtres et les déserteurs sont pendus aux arbres, quant aux lâches, aux couards et à ceux qui font usage de leur corps de façon infâme, on les plonge dans la boue d’un marécage en prenant soin de jeter sur eux une grille en osier »

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Le Reichsführer interpréta donc péremptoirement « corpore infames », soit « ceux qui font usage de leur corps de façon infâme », par « homosexuel ». Or cette interprétation est irrecevable pour deux raisons.

– Tout d’abord l’homosexualité n’était pas considérée comme déshonorante en ces ères pré-chrétiennes; ce qui l’était, c’était le viol homosexuel, que les guerriers vainqueurs infligeaient souvent aux soldats vaincus, et c’est l’aspect « viol » qui l’était, car un viol est toujours déshonorant qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel. Or dans le phrase il n’est nullement fait mention de coercition sexuelle. Il est bien précisé « ceux qui font » et non pas « ceux qui subissent ».

– Ce qui nous amène à la seconde objection : il n’y est, en fait, pas du tout question de sexe, mais uniquement de pleutrerie par le refus d’aller au combat. La sexualité, homo- ou hétéro-, n’a rien à faire dans son explication.. Il faut aussi considérer que Tacite emploie, pour décrire les moeurs des ces Barbares, la syntaxe latine, et que sémantiquement en romain l’infamia était une flétrissure à vie infligée par les censeurs, pouvant consister en une mutilation physique. Ces noyades organisées étaient donc une punition infligée aux hommes qui se mutilaient pour se rendre impropres au combat — acte que l’on retrouvera lors de l’ère napoléonienne, par exemple, où de jeunes gens se coupaient l’index et le majeur de la main droite « par accident » pour ne plus pouvoir tirer au fusil, ou quelques orteils pour ne plus être en mesure d’assumer de longues marches, et donc éviter d’être enrôlés. Le texte de Tacite parle de lâches et de peureux, et c’est pour cela qu’ils sont punis, non pour leur sexualité. « Faire usage de son corps de manière infâme » signifie donc, dans ce contexte, « s’infliger des blessures délibérées pour se rendre inapte à la guerre ».

Le Reichsführer, qui par ailleurs fut un homme des plus estimables et admirables, fait plus loin dans son discours preuve d’une compréhension de la sexualité juvénile bien en avance sur son temps : en effet, la logique « machiste » poussée à son paroxysme ne peut qu’engendrer l’homosexualité, puisque si les femmes sont inférieures aux hommes, elles doivent l’être en tout y compris dans la pratique sexuelle, donc ces messieurs seront beaucoup mieux servi, là aussi, entre mecs! Dans ce cas précis, l’homosexuophobie s’identifie incontestablement à une homosexualité latente refoulée; les partisans de la suprématie masculine dont dégorge encore une certaine extrême-droite devraient méditer ceci — à condition toutefois qu’ils soient capables de réflexion.

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Cette erreur d’interprétation sémantique vient manifestement de ce qu’Himmler a inconsciemment laissé corrompre sa pensée par l’éducation catholique subie dans sa jeunesse. Car Germains et aussi Celtes étaient bisexuels, ainsi qu’il en est attesté par de nombreux historiens et géographes accompagnant les conquêtes romaines (voir https://aryansisterhood.wordpress.com/2012/09/20/lascese-du-xxi-siecle/ ) . L’homosexophobie est d’origine judaïque, ainsi qu’en atteste ces passages du Lévitique « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lv 18:22) et « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux » (Lv 20:13). Le christianisme la récupéra à son compte en incluant la Torah juive, dont fait partie ce Lévitique, dans son Ancien Testament, et la renforça ainsi que le prouvent ces versets du Nouveau Testament « La loi n’a pas été instituée pour le juste mais pour(…) les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d’hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine» (Timothée 1:10) :  » Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels » (Corinthiens 6:9) ; « Dieu les a (…) livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme » (Romains 1:26-27).

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C’est l’irruption de la morale biblique dans l’univers mental et culturel des peuples européens qui a amené la détestation de l’homosexualité, ainsi d’ailleurs que de l’hétérosexualité à titre récréatif; elle ne leur est pas naturelle, d’autant plus que la couardise existe chez les hétérosexuels aussi bien que le courage chez les homosexuels : Ernst Röhm, officier de métier plusieurs fois blessé pendant la Première Guerre mondiale, réorganisateur de l’armée bolivienne durant les années 1920, n’en est qu’un exemple des plus emblématiques. La liberté sexuelle qui règne à notre époque ne doit donc pas être vue comme un symptôme de décadence, mais comme une réappropriation des moeurs et coutumes originelles des peuples européens. C’est la mentalité judéo-chrétienne en matière sexuelle qui est une perversion, et là je vais en profiter pour terminer sur une autre remarque sémiologique: on nous reproche souvent l’emploi du terme « judéo-christianisme » qui, parait-il, ne correspondrait à rien, ou en tous cas pas aux vrais chrétiens. Nous pensons, fort au contraire, qu’il est très révélateur de l’origine et des racines profondes du christianisme, et c’est à dessein que nous l’utilisons et l’utiliserons toujours en lieu et place de « christianisme » tout court.

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