La Révolution Française vue sous l’angle de la Race

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février 2, 2015 par Sororité Aryenne


par Brigid Trismegiste

Jules César, dans sa « Guerre des Gaules », distingue deux types de Gaulois : les fameux guerriers « blonds aux yeux bleus à cheveux longs et moustaches tombantes » grands et dolichocéphales – de race nordique donc — et d’autres plus trapus et plus placides, brachycéphales roux ou châtains aux yeux gris ou marron, auxquels étaient dévolus les travaux des champs, l’élevage etc… — ceux-là de race alpine donc. La société gauloise fonctionnait ainsi, comme la plupart des civilisations antiques, selon un appareil de castes basé sur l’ethnie. Les cités gauloises, qui étaient liées entre elles par un réseau de suzeraineté et de vassalité, respectaient toutes ce système.

La conquête romaine modifia profondément la composition raciale de la population de la Gaule. Nombre de prisonniers de guerre furent déportés comme esclaves, tandis que les marchands italiens qui suivaient les légions de César amenaient une immigration allogène. Plus tard, les cités gauloises soumises durent fournir un contingent de guerriers dont certains ne revinrent jamais, tandis que les vétérans romains, recevant à la retraite des domaines en Gaule, amenaient leur domesticité constituée d’esclaves achetés aux quatre coins de l’Empire. Le composant nordique diminua au profit d’éléments méditerranéens, dinariques et levantins. De surcroît, la culture romaine, se mêlant aux mœurs gauloises, changea complètement la structure mentale des autochtones. De ce fait, on peut dire qu’à l’arrivée massive des tribus germaines au IVe siècle, le Gaulois avait ethniquement disparu. Il avait depuis des siècles laissé la place à la figure beaucoup plus paisible et polymorphe du Gallo-Romain.

Les empereurs romains, dans leur ensemble, ne se soucièrent jamais beaucoup de pureté raciale. Leurs remplaçants dans ce qui devait devenir la France, après une période de mariage entre aristocratie franque et noblesse gallo-romaine , y rétablirent le système d’exclusivité raciale qui existait avant leur arrivée, avec les Gallo-Romains dans le rôle des castes serviles. La possession de sang germanique servit de justification au cadre théorique Oratores – Bellatores – Laboratores du Moyen-Âge. Ce souci ségrégationniste fut réactivé lors de l’apparition de la noblesse de robe, qui non héréditaire, mais acquise à titre onéreux en tant qu’office anoblissant dans les finances ou la justice, indignait la vieille noblesse d’épée. La littérature de l’Ancien Régime en témoigne :

– L’abbé Jean Le Laboureur (1623-1675) parle dans son ouvrage « Histoire de la Pairie de France et du Parlement du Roi » parle des Francs comme ayant « constitué la première noblesse dans la France, dont la fonction était de servir à la guerre, et laquelle n’avait point de privilège plus particulier, que celui de posséder franchement un certain fonds de terres, lequel fut assigné à chacun de ces Francs, qui le faisaient valoir par l’industrie de leurs serfs, c’est-à-dire de ce qui restait du même peuple gaulois dans le pays conquis »

– Le comte Henri de Boulainvilliers (1658-1722) , dans son « Etat de la France » écrit à propos des Gaulois devenus serfs par une force étrangère et des « noms de Saliques et de Nobles (…) synonymes qui figuraient proprement les conquérants de la Gaule et leur postérité» . Pour lui, le véritable Français, c’est le descendant du germanique, le Gallo-Romain n’étant là qu’à titre de propriété mobilière.

Théophile-Malo CorretLa noblesse se voulait et s’affirmait donc franque, ainsi qu’en témoigne l’appellation des Etats fondés par les Croisés dans la foulée de la première croisade, la roture étant gauloise, gallo-romaine. La séparation entre les deux était hématique. Par réaction, les thuriféraires de la révolution de 1789 se proclameront Gaulois, tel Théophile-Malo Corret (1743-1800, dit « de la Tour d’Auvergne ») fils de notaire, républicain convaincu et membre du Corps législatif après le 18 brumaire, qui dans ses « Origines gauloises » appelle à « ressusciter la langue des Celtes, nos ancêtres » et à « rétablir (…) dans la liste des nations, les Gaulois, ce peuple célèbre« . Quant à l’abbé Sieyès (1748-1836) il invite dans son célèbre « Qu’est-ce que le Tiers-Etat » à « renvoyer dans les forêts de Franconie toutes les familles qui conservent la folle prétention d’être issues de la race des conquérants et d’avoir succédé à des droits de conquête»

A la Restauration, le comte François Dominique de Reynaud de Montlosier (1755-1838) fulmine en ces termes : « Race d’affranchis ! race d’esclaves arrachés de nos mains ! Peuple tributaire ! peuple nouveau, licence vous fut octroyée d’être libres et non pas d’être nobles : Pour nous tout est de droit, pour vous tout est de grâce ! Nous ne sommes pas de votre communauté ; nous sommes un tout par nous-mêmes ; votre origine est claire, la nôtre l’est aussi ; dispensez-vous de sanctionner nos titres, nous saurons nous mêmes les défendre » (De la Monarchie française) tandis que le comte de Jouffroy assène dans un article de « L’Observateur de la marine » en 1817 : « C’est notre race septentrionale (race des Francs) qui s’empara de la Gaule sans en extirper les vaincus, cette race franque, dont le nom devint synonyme de liberté, lorsque seule elle devint libre sur le sol qu’elle avait envahi ; cette race qui eut bon marché, dans la ténacité de son despotisme, de l’insouciance légère des Gaulois, sut léguer à ses successeurs (maintenant dépouillés contre tout droit) les terres de la conquête à posséder, les hommes de la conquête à régir » .

François Guizot, dans son livre « Du gouvernement de la France depuis la Restauration » paru en 1820, résumera les évènements en ces termes : « La révolution a été une guerre, la vraie guerre, telle que le monde la connaît entre peuples étrangers. Depuis plus de treize siècles, la France contenait un peuple vainqueur et un peuple vaincu (…) Francs et Gaulois, seigneurs et paysans, nobles et roturiers (…) la lutte a continué dans tous les âges, sous toutes les formes, avec toutes armes; et lorsqu’en 1789 les députés de la France entière ont été réunis dans une seule assemblée, les deux peuples se sont hâtés de reprendre leur vieille querelle (…) une bataille décisive a été livrée ; elle s’appelle la révolution » ; et de fait, à partir de la IIIème République on commença à enseigner aux Français que leurs ancêtres étaient les Gaulois.

Les panégyristes de cette assertion, pour la justifier, voulaient faire remonter l’acte de naissance de la France à l’assemblée des peuples de la Gaule en l’oppidum de Bibracte* qui, en -52, confia à Vercingétorix le commandement suprême des armées gauloises. Rien n’est plus sot : ce fait ne déboucha sur aucune réalisation politique concrète puisque le chef gaulois fut définitivement défait la même année. Le terme « France » dérive du mot latin Francia, les rois de France étant les successeurs des rois des Francs; avant le premier d’entr’eux, Clovis, il y avait quatre provinces gauloises sans autre unité politique que la tutelle de l’administration romaine et avec des noms sans aucune connotation française. Associer la France en tant que concept, avec les Gaulois, est absurde : la première est une création germanique et catholique, consacrée par le baptême de Clovis en 496, et n’a rien à voir avec les seconds qui en ce temps-là avaient ethniquement disparus depuis plusieurs siècles. Ce qui donna sa forme et son orientation à la France, celle qui transforma trois puis quatre régions administratives en un pays et une nation, fut cette « race illustre, fondée par Dieu même, forte dans les armes, ferme dans ses alliances, profonde dans ses conseils, d’une beauté et d’une blancheur singulière, d’un corps noble et sain, audacieuse, rapide, redoutable, récemment convertie à la foi catholique, à l’abri de l’hérésie » (Prologue du VIIème siècle à la Loi Salique)²

La principale chose à retenir de cette série d’évènements, qui alla de la Révolution Française à la démission du Maréchal Mac-Mahon 90 ans plus tard, fut qu’elle constitua un nouvel épisode de l’inextinguible lutte des races. Le seul à ne s’y point tromper fut l’excellent comte Georges Vacher de Lapouge (1854-1936), anthropologue et eugéniste, qui dans son ouvrage « L’Aryen, son rôle social » concluait en 1899 « Par la Révolution le brachycéphale a conquis le pouvoir, et par une évolution démocratique ce pouvoir tend à se concentrer, en théorie, dans les classes inférieures, les plus brachycéphales (…) C’est la première fois dans l’Histoire qu’un peuple à tête ronde parvient au pouvoir. Seul l’avenir dira comment ce singulier précédent va évoluer » : nous en avons le résultat quotidiennement sous les yeux… François Miterrand, alors Président de la République Française, déclarant en 1987 à l’occasion d’un colloque sur « La France et la pluralité des cultures » à la Sorbonne : « Nous sommes français, nos ancêtres les Gaulois, un peu germains, un peu romains, un peu juifs, un peu italiens, de plus en plus portugais, un peu polonais, et je me demande si nous ne sommes pas de plus en plus arabes » confirmait la prémonition de Paul Morand « La terre cesse d’être un drapeau aux couleurs violentes : c’est l’âge sale du métis » (Rien que la terre, 1928!)

* A noter que c’est en 1984 que les fouilles au sommet du mont Beuvray, où se trouvait ce fameux oppidum, reprirent sous l’impulsion de François Mitterrand qui proclama Bibracte site d’intérêt national en 1985 et déclara l’année suivante « les étrangers sont chez eux, chez nous »

² Gens Francorum inclyta , auctore Deo condita , fortis in armis , profundaque consilio . firma in paris fœdere , corpore nobilis et incolumis , candore et forma egregia, audax, velox , aspera, nuper ad catholicam fidem conversa, immunis ab hæresi (Pactus Legis Salicae, vers 630)

8 réflexions sur “La Révolution Française vue sous l’angle de la Race

  1. Réédité est le plus célèbre ouvrage du comte Georges Vacher de Lapouge : http://www.akribeia.fr/essais/1829-laryen-son-role-social.html

  2. […] à toute forme de relativisme. Et l’Irminsûl est resté le symbole de la noblesse franque, donc française, sous la forme stylisée de la fleur de lys […]

  3. le loup corse dit :

    excellente analyse raciale de la société française et de la révolution de 1789 ! Nous allons le diffuser auprès des ignares…

  4. Je suis d’accord avec ce billet et c’est pourquoi, n’étant pas aryen, je me sens plus gaulois que français.

    • Le vocable aryen désignant avant tout une réalité linguistique ( voir http://sororite-aryenne.com/psycholinguistique-des-races/ ), il convient d’entendre par “races aryennes” les matérialités biologiques que sont les races alpines, est-baltique, dinarique, nordique et méditerranéenne (dont le bon Dr Goebbels était un éminent représentant) , rameaux de la grand’race blanche qui en comporte d’autres; la France, ayant été jusqu’à un passé récent peuplée par les races alpines, nordiques et méditerranéennes, est donc une terre aryenne.

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