Marivaux et les antiracistes

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juillet 8, 2016 par Leyla de Aragón


Leyla de Aragón

Dans sa comédie en un acte de 11 scènes et en prose « L’île des esclaves » (1688-1763) Pierre Carlet de Marivaux imagine un endroit où des esclaves fugitifs réduisent pendant trois ans en servitude des naufragés. La pièce renferme ce dialogue édifiant « remerciez le sort qui vous conduit ici. Il vous remet entre nos mains dures, injustes et superbes, vous voila en mauvais état ; nous entreprenons de vous guérir. Vous êtes moins nos esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous rendre sains, c’est-à-dire humains, raisonnables et généreux pour toute votre vie ».

A la fin, Marivaux conclut que « la différence des conditions n’est qu’une épreuve que les dieux font sur nous » : se trouvent donc évacuée toute notion de valeur personnelle ou raciale. En bon chrétien, Marivaux livre aux spectateurs une vision réformatrice fondée sur l’égalité fondamentale entre tous…

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