Le mythe gaullien dans les droites françaises

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mai 15, 2017 par Carole Ravereaud


par Carole Ravereaud

 

Un relativisme étroit conduit trop de monde à juger de la valeur d’un chef d’Etat uniquement par rapport à celui qui l’a précédé. Il est ainsi facile de trouver De Gaulle honorable par rapport à Pompidou, le septennat de Giscard respectable comparé à ceux de Mitterrand, etc … il en fut même pour regretter le négrolâtre Chirac au vu des pitreries du rustre Sarkozy!

En vérité cela s’apparente, dans le processus d’une maladie mortelle, à trouver exemplaire le jour où le patient a 40° de fièvre par rapport au suivant où il en a 41. Or la guérison du malade implique qu’on éradique totalement la fièvre, donc que l’on revienne à l’état initial et non pas qu’on s’extasie sur le jour où il n’avait « que » 40° ou même 39°, car si on se contente d’en revenir là, il est évident que le lendemain il aura à nouveau 41°. Ce qu’il faut, c’est de parvenir de manière stable et définitive à ce que le patient ait une température normale, et pour celà il faut non seulement le soigner, mais prendre des mesures pour que la maladie ne revienne pas.

Or la sanctification de De Gaulle par de nombreux politiques et écrivains de « droite » – à commencer par le juif Eric Zemmour – ressemble par trop à ce mécanisme mental. La lente décadence de la France, qui n’est qu’une composante de celle de l’Europe et de la race blanche, résulte partiellement de l’action de De Gaulle pendant et après la seconde guerre mondiale. Sa décennie au pouvoir, de 1959 à 1969, ne doit pas être perçue comme un idéal à restaurer, mais comme un de ces brèves périodes de rémission qui caractérisent les déroulements de toutes les maladies létales. Du rétablissement du décret-loi Marchandeau à la réinstallation de la franc-maçonnerie en France en 1944, à sa complaisance décolonisatrice pour les xénophobes anti-Européens du FLN algérien quinze ans après, l’ensemble de ses décisions s’inscrit parfaitement dans ce processus dont l’aboutissement est aujourd’hui que tout le monde a le droit et même le devoir d’être raciste contre les Blancs, et les Blancs l’obligation de ne l’être envers personne.

Cette sacralisation du personnage serait plus logique par une certaine gauche, qui a bénéficié de sa réhabilitation du Parti Communiste Français en 1944, alors que ce parti avait été interdit par Daladier en 1939 pour collusion avec le nazisme suite à la signature du pacte germano-soviétique, et qu’il resta sur ces positions jusqu’à l’invasion allemande de la Russie en juin 1941. Il eut donc été aisé de s’en débarrasser définitivement en profitant de la présence des Américains sur le sol français, puisqu’au début de 1940 de nombreux ouvriers communistes avaient saboté des moteurs d’avion de guerre, des tubes de canon etc… Mais De Gaulle préféra convier son premier secrétaire Maurice Thorez, quoiqu’ayant déserté du 3e régiment du Génie à Arras après la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, à devenir ministre de la Fonction Publique en compagnie de quatre autres communistes, tandis que le « premier résistant de France » s’acharnait sur les vichystes, affaiblissant ainsi la plus traditionnaliste des droites françaises (droite traditionnaliste qu’il acheva d’étêter lors des troubles consécutifs à l’indépendance de l’Algérie)

L’octroi du monopole de l’embauche, en 1944, au Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) par le même De Gaulle a permis dès lors aux communistes de bloquer sur une simple injonction la fabrication et/ou la distribution d’un journal : de là date le règne de la « pensée unique » anitiraciste et le dénigrement sytématique de tout ce qui est Blanc, européen, occidental. Après avoir été d’une dureté implacable avec les vichystes dès l’épuration de 1943 à Alger, puis envers les tenants de l’Algérie Française deux décennies plus tard, De Gaulle fut d’un laxisme éthéré vis-à-vis des émeutes de Mai 68 menées par les juifs Geismar et Cohn-Bendit, avant de disparaître du théâtre de l’Histoire sans plus d’éclat l’année suivante, tel un feu d’artifice qui se dissipe sans rien laisser après avoir changé maintes fois de couleur… prendre cet homme comme figure tutélaire de la France est donc particulièrement pervers.

Le seul chef d’Etat à tenter concrètement d’administrer un remède à la grande malade qu’est notre patrie fut le Maréchal Pétain. Des présidents du Conseil de la Quatrième République aux Présidents de la Cinquième, tous n’ont fait que laisser s’aggraver la décadence des cultures française et européenne, ainsi que la perte de prééminence de la race blanche dans le monde. Il n’y a rien à retirer d’aucuns; il est tout à fait vain d’opposer l’un à l’autre, tant notre pays va dans le même sens depuis 1945, et surtout depuis 1969, de dilution mondialiste et de submersion négro-maghrébine .

La période gaulliste ne doit son aura qu’à un relèvement économique et à quelques mesures sociales, mais après la 4ème République il n’y avait pas grand mérite à faire mieux! Le « gaullisme » n’est pas une doctrine ni une théorie politique, mais un histrionisme protéiforme qui a eu d’autant plus de résonnance qu’il était fort creux. S’en réclamer équivaut à se référer à de la vacuité, remplissable avec n’importe quoi au gré de la fantaisie du premier venu – et certainement pas œuvrer à restituer sa grandeur à la France : n’oublions pas que face à l’adversité le personnage opta souvent pour la fuite, que ce soit à Londres ou à Baden-Baden…

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7 réflexions sur “Le mythe gaullien dans les droites françaises

  1. Marthe Öblij dit :

    Pendant les vacances, la bourgeoisie entretien à grands frais le mythe de la patrie éternelle. Car, encore à présent, ceux qui servent la raie-publique, le font souvent par amour pour feue la France des villages et de Jules Vernes.

  2. free78732 dit :

    Pertinents commentaires qui font suite à un article concis et – enfin – réaliste sur De Gaulle. merci à tous!

    Michelle

  3. Gerard Gaudin dit :

    J’aime la liberté et je lis avec plaisir les articles même quand je suis pas complètement au diapason. La lutte contre le parti communiste en France a commencé sous Daladier, fin 1938, 9, 10 mois avant le pacte germano-soviétique de fin août 1939.

    Formé à l’anticommunisme à cette date j’ai cru militer pour la France, alors que l’histoire montre que Staline avait raison d’être CONTRE LA GUERRE en 1939 et après. LES COMMUNISTES AVAIENT RAISON. Cela fait mal de le reconnaître, d’avouer que nous nous sommes trompés : il fallait rendre la liberté aux Indochinois, aux Tunisiens, aux Marocains…(aux Monégasques c’est fait !!!).

    Hitler a eu tort d’attaquer l’URSS. Il avait un fournisseur de matières premières et l’Europe des nations se faire avec une frontière commune à l’Est avec l’Union soviétique.

    Le christianisme, le communisme, Hitler en 1939 montraient la paix et les « Occidentaux » se sont suicidés en faisant la guerre.

    De Gaulle est la pierre d’achoppement des nationalistes qui n’osent pas avouer leur origine fasciste. J’ai vu 1940, l’exode, la fuite des Anglais, le rembarquement à Saint Nazaire, et j’approuve l’armistice signé par Pétain.

    40 millions de morts pour une guerre voulue par l’Angleterre, la France poussées par Roosevelt pour relancer l’industrie américaine. 10 MILLIONS DE CHÔMEURS AUX USA EN MARS 1938.

  4. valdorf44 dit :

    C’est à partir de 1916 que l’on commence à parler d’un certain De Gaulle.
    Légèrement blessé au genou au début de la guerre, “cela lui évitera de participer à la bataille de la Marne (…) une chance, car celle-ci s’est traduite par une hécatombe d’officiers subalternes dont il eût fort risqué d’être victime » .
    « De même restera-t-il étranger à la bataille du Nord.
    « Les fonctions qu’il occupe dans l’État major régimentaire vont le tenir à l’arrière des premières lignes ».
    Éviter les coups et rester près de l’autorité supérieure.

    Tel est l’homme qui arrivera finalement en première ligne le 1er mars 1916, son 33ème régiment prenant la position défendue victorieusement par le 92ème, puis par le 110ème régiment d’infanterie en dépit du pilonnage des Allemands.
    Or, dès le lendemain de son arrivée, suite à un nouveau pilonnage, le capitaine De Gaulle fait hisser le drapeau blanc…
    Contrairement aux autresofficiers français, les Allemands ne lui rendirent pas son épée et De Gaulle qui s’en étonnait, s’entendit répondre froidement, « c’est parce que vous vous êtes rendu sans combattre » … !

    http://anti-mythes.blogspot.com/2014/06/le-mensonge-de-la-legende-gaulliste.html

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